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Miki Zohar : pas de subventions pour les films « offensant » Israël

Le nouveau ministre de la Culture déclare que les réalisateurs sont libres de produire le contenu qu'ils souhaitent, mais conditionne les subventions de l’État

Le nouveau ministre de la Culture et des Sports, Miki Zohar, lors d'une cérémonie de passation de pouvoirs avec le ministre sortant, Chili Tropper, en arrière-plan, dans les bureaux du ministère, à Jérusalem, le 2 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le nouveau ministre de la Culture et des Sports, Miki Zohar, lors d'une cérémonie de passation de pouvoirs avec le ministre sortant, Chili Tropper, en arrière-plan, dans les bureaux du ministère, à Jérusalem, le 2 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Culture et des Sports Miki Zohar a déclaré que les cinéastes israéliens qui souhaitent obtenir un financement public pour leurs œuvres devront signer un engagement selon lequel leurs productions ne sont pas « offensantes » au pays ou à son armée.

S’adressant à la radio Ynet lundi, Miki Zohar a déclaré que les organisations qui cherchent à boycotter Israël citent souvent les productions locales critiques envers le gouvernement et sa politique à l’égard des Palestiniens comme preuve de la validité de leurs accusations concernant les abus israéliens.

C’est pourquoi, a-t-il dit, le Israel Film Council (IFC) demandera aux cinéastes qui sollicitent des subventions gouvernementales de signer une clause stipulant qu’ils ne produiront pas de contenu anti-israélien, sans toutefois donner de précisions sur les critères exacts de cette clause.

Zohar a déclaré que tous les organismes chargés des subventions de films qui travaillent avec l’IFC exigeront de leurs dirigeants qu’ils « signent un document par lequel ils s’engagent à ne pas produire de contenu portant atteinte à l’État d’Israël et aux soldats de Tsahal. C’est la condition pour obtenir un financement. »

« En fin de compte, c’est le public qui décidera s’il vient voir un film ou non, mais nous ne ferons aucun compromis sur la question du financement. Nous ne financerons pas de contenu offensant contre les soldats de Tsahal et l’État d’Israël. »

Zohar a ajouté qu’il ne souhaitait pas de censure, mais il estime que l’État n’est pas tenu de financer des œuvres qu’il juge hostiles.

« En fin de compte, vous devez savoir que vous êtes autorisé à faire le film que vous voulez dans le respect de la loi, bien sûr », a-t-il déclaré. « Nous sommes dans une démocratie. Mais l’État n’a pas à financer de contenus aussi controversés, car cela va à l’encontre de choses très fondamentales. »

La notion de contenu subventionné par l’État qui est critique à l’égard d’Israël avait déjà été remise en question dans le passé par l’ancienne ministre de la Culture Miri Regev. En 2017, Regev, une critique de longue date des films ostensiblement anti-israéliens produits par des cinéastes locaux, avait tenté de révolutionner les critères de subvention publique de films réalisés en Israël.

Son approche en matière de contenu cinématographique a conduit à une relation très conflictuelle avec les artistes locaux, même si ses efforts visant à contrôler le contenu n’ont pas eu beaucoup de succès.

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