Moscou accuse les Occidentaux de protéger les « terroristes » en Syrie
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Moscou accuse les Occidentaux de protéger les « terroristes » en Syrie

Le chef de la diplomatie russe fait référence au Front al-Nosra, qui joue, selon lui, "le rôle de provocateur dans les scénarios de metteurs en scène géopolitiques occidentaux"

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov (au centre), le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (à droite) et le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu assistent à une réunion sur la Syrie à Astana, au Kazakhstan, le 16 mars 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Alexey FILIPPOV
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov (au centre), le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (à droite) et le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu assistent à une réunion sur la Syrie à Astana, au Kazakhstan, le 16 mars 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Alexey FILIPPOV

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a accusé vendredi les Occidentaux de chercher à « préserver le potentiel militaire des terroristes » en Syrie à l’issue de pourparlers avec l’Iran et la Turquie à Astana, au Kazakhstan.

« Nous voyons chez certains de nos collègues occidentaux une volonté d’éviter aux terroristes les coups et de préserver leur potentiel militaire », a déclaré M. Lavrov après des discussions sur la Syrie avec ses homologues turc et iranien.

M. Lavrov fait notamment référence à l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, le Front al-Nosra, qui joue selon lui « le rôle de provocateur dans les scénarios de metteurs en scène géopolitiques occidentaux ».

La Russie et l’Iran, alliés du régime de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles, se sont réunis vendredi dans la capitale kazakhe pour évoquer la situation en Syrie et notamment la crise humanitaire dans la Ghouta orientale, bastion rebelle que les forces gouvernementales tentent de reprendre depuis un mois via une offensive meurtrière.

Dans un communiqué final à l’issue des pourparlers, les trois pays ont promis de continuer à « liquider » le Front al-Nosra et les autres groupes associés avec al-Qaïda.

Le processus d’Astana réunit depuis janvier 2017, sans implication de Washington, des discussions réunissant des représentants de Damas et une délégation rebelle.

De nombreuses réunions ont eu lieu depuis, aboutissant notamment à la création de quatre « zones de désescalade » en Syrie qui ont parfois permis une diminution des violences.

La précédente rencontre entre les trois Etats parrains s’était tenue les 21 et 22 décembre à Astana, sans aboutir à de véritables avancées vers une solution au conflit syrien.

La rencontre ministérielle tripartite de vendredi s’est déroulée sans observateurs et sans parties syriennes. Elle doit entre autres servir à préparer un sommet auquel participeront les présidents des trois pays le 4 avril à Istanbul en Turquie.

L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui était invité aux discussions de vendredi, n’a pu se rendre à Astana pour cause de maladie, a annoncé son bureau jeudi, indiquant qu’il serait remplacé par son adjoint Ramzi Ezzedine Ramzi.

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