Nava Boker : Elor Azaria devrait être autorisé à posséder une arme à feu
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Nava Boker : Elor Azaria devrait être autorisé à posséder une arme à feu

La députée du Likud appelle Gilad Erdan à accorder à Azaria un permis de port d'armes, affirme que le Hamas et le Jihad islamique menacent le soldat et sa famille

Elor Azaria, ancien soldat de Tsahal, qui a été condamné pour homicide involontaire pour avoir tiré sur un terroriste palestinien désarmé et blessé pendant son service militaire dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, est accueilli après sa libération de prison à Ramla, sa ville natale, le 8 mai 2018. (Hadas Parush/Flash90)
Elor Azaria, ancien soldat de Tsahal, qui a été condamné pour homicide involontaire pour avoir tiré sur un terroriste palestinien désarmé et blessé pendant son service militaire dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, est accueilli après sa libération de prison à Ramla, sa ville natale, le 8 mai 2018. (Hadas Parush/Flash90)

L’ancien soldat israélien condamné pour homicide involontaire et incarcéré pour le meurtre d’un terroriste palestinien neutralisé devrait être autorisé à porter une arme à feu pour se protéger contre les menaces terroristes, a déclaré lundi une députée du Likud.

Dans une lettre adressée au ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan, Nava Boker a déclaré qu’Elor Azaria et sa famille étaient « menacés et harcelés depuis deux ans ».

« Il y a quelques jours, une photo a été diffusée sur Facebook montrant un pistolet pointé contre la tête d’Elor », a-t-elle indiqué.

« Je vous demande de lui accorder un permis de port d’armes, malgré sa condamnation pour crime. »

Mme Boker a ajouté qu’Azaria avait été un soldat émérite et qu’il devrait être autorisé à pouvoir se défendre.

L’ancien sergent de Tsahal Elor Azaria est coincé entre son père, Charlie (D), et la députée du Likud Nava Boker, alors qu’ils s’embrassent dans la salle d’audience de la base militaire de Kirya à Tel Aviv, le 30 juillet 2017. (Avshalom Sasoni/ Flash90)

Les proches de la famille Azaria ont déclaré à la chaîne de télévision Hadashot que la famille avait reçu des lettres de menaces des organisations terroristes du Hamas et du Jihad islamique, avec des balles provenant d’un fusil M16.

« Je pense que tout le monde a le droit de défendre sa vie, c’est pourquoi je me suis adressée au ministre de la Sécurité intérieure pour lui demander d’autoriser [Azaria] à porter une arme », a ajouté Mme Boker.

Un communiqué du ministère de la Sécurité intérieure a déclaré que la demande ne pouvait être présentée que par la personne qui voulait obtenir la licence et qu’une fois que cela aurait été fait, la demande serait prise en considération.

Azaria a été libéré le mois dernier après avoir purgé neuf mois – les deux tiers – de sa peine de 14 mois.

Il a été condamné en février 2017 à une peine de 18 mois de prison pour avoir tué Abdel Fattah al-Charif, un terroriste Palestinien qui avait déjà poignardé un soldat israélien et qui venait d’être blessé par balle et neutralisé.

L’incident, qui a été filmé, s’est déroulé dans la ville de Hébron, en Cisjordanie.

Le chef d’état-major de Tsahal Gadi Eizenkot a par la suite réduit la peine de quatre mois.

Azaria a commencé à purger sa peine le 9 août.

Azaria n’a jamais exprimé de remords pour ses actes. Il a soutenu qu’il a ouvert le feu parce qu’il croyait que Sharif avait une bombe cachée sous ses vêtements. Un tribunal militaire a cependant rejeté cette allégation, citant la nonchalance du soldat dans les moments qui ont précédé le meurtre de Sharif, et ses déclarations aux autres soldats selon lesquelles l’assaillant méritait de mourir pour avoir attaqué ses camarades.

L’affaire du tireur de Hébron a révélé de profondes divisions dans la société israélienne au sujet des opérations de l’armée en Cisjordanie, certains – surtout à droite – faisant valoir qu’il s’était comporté en héros en tuant le terroriste palestinien, tandis que d’autres ont déclaré qu’il avait enfreint la loi et méritait une peine plus sévère que celle infligée à son encontre.

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