Netanyahu à Greenblatt : les actes de l’AP nuisent aux chances de paix
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Netanyahu à Greenblatt : les actes de l’AP nuisent aux chances de paix

Le Premier ministre a dit à l’envoyé américain que l’absence de condamnation de l’attentat de Har Adar, l’adhésion à Interpol et la tentative de l’AP de faire juger Israël par la CPI sapent les négociations

Jason Greenblatt, à gauche, envoyé spécial du président américain, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, dans les bureaux du Premier ministre à Jérusalem, le 12 juillet 2017. (Crédit : Haim Tzach/GPO)
Jason Greenblatt, à gauche, envoyé spécial du président américain, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, dans les bureaux du Premier ministre à Jérusalem, le 12 juillet 2017. (Crédit : Haim Tzach/GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré mercredi Jason Greenblatt, envoyé américain pour la paix, et lui a dit que les actes des dirigeants palestiniens ces derniers jours nuisaient gravement aux chances de conclusion d’un accord de paix.

Netanyahu a dit à Greenblatt et à David Friedman, ambassadeur des Etats-Unis en Israël qui était lui aussi présent à la réunion à Jérusalem, que le refus de Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne (AP), de condamner l’attentat de mardi à Har Adar, qui a coûté la vie à trois Israéliens, sapait gravement les perspectives de conclusion d’un accord.

De plus, deux autres mesures internationales prises par les Palestiniens dans ces derniers jours montrent que les dirigeants palestiniens tentent d’éviter les négociations directes avec Israël, a-t-il affirmé. Netanyahu a cité l’adhésion de l’AP à Interpol, et ses efforts pour traîner l’Etat juif devant la Cour pénale internationale (CPI).

Mercredi, pendant l’Assemblée générale d’Interpol à Pékin, la candidature des Palestiniens a été acceptée.

Le siège d'Interpol à Lyon, en France. (Crédit : Massimiliano Mariani/CC BY-SA/Wikipedia)
Le siège d’Interpol à Lyon, en France. (Crédit : Massimiliano Mariani/CC BY-SA/Wikipedia)

Selon un communiqué du bureau du Premier ministre, Netanyahu a dit à l’envoyé américain que l’adhésion de l’AP à Interpol contrevenait aux accords passés que les Palestiniens ont signés avec Israël.

Il y a un an, après l’échec des Palestiniens à rejoindre Interpol, le ministère des Affaires étrangères avait déclaré, dans un communiqué commun avec la police israélienne, qu’il s’agissait d’une tentative d’éviter les négociations avec Israël.

« Cette tentative n’est qu’une partie de la campagne palestinienne pour échapper aux négociations directes avec Israël et pour poursuivre le conflit contre Israël au sein d’institutions internationales, d’une manière qui perturbe le travail de ces institutions », pouvait-on lire dans ce communiqué.

La semaine dernière, des avocats et des militants palestiniens des droits de l’Homme ont remis un dossier de 700 pages à la CPI, affirmant que les autorités israéliennes sont responsables de crimes, notamment d’apartheid et de persécution, en Cisjordanie et à Jérusalem Est.

Tout en rejetant ces accusations, Israël perçoit également cet appel à la CPI comme une tentative des Palestiniens d’être reconnu de facto comme un état, ce qui nuit à toute négociation future.

La Cour pénale internationale à la Haye (Crédit : Vincent van Zeijst/CC BY SA 3.0/Wikimedia commons)
La Cour pénale internationale à la Haye (Crédit : Vincent van Zeijst/CC BY SA 3.0/Wikimedia commons)

« Les actes des dirigeants palestiniens ces derniers jours compromettent sérieusement les chances de parvenir à la paix », disait le communiqué du bureau de Netanyahu, ajoutant que « la guerre diplomatique palestinienne ne restera pas sans réponse. »

Netanyahu a également demandé à Ron Dermer, l’ambassadeur israélien aux Etats-Unis qui était présent à la réunion, de vérifier si les dernières tentatives de l’AP pour qu’Israël soit poursuivi pour crimes de guerre à La Haye contreviennent au droit américain, ce qui entraînerait la fermeture des bureaux de l’AP à Washington, D.C.

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