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Netanyahu à l’AIPAC : Les États-Unis et Israël doivent « resserrer leurs rangs » contre l’Iran

Le Premier ministre a affirmé que les nations alliées sont plus que jamais alignées sur la menace posée par la République islamique

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu tenant une conversation par visioconférence avec des membres de l'AIPAC depuis son bureau, à Jérusalem, le 9 janvier 2023. (Crédit : Kobi Gideon/Bureau du Premier ministre)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu tenant une conversation par visioconférence avec des membres de l'AIPAC depuis son bureau, à Jérusalem, le 9 janvier 2023. (Crédit : Kobi Gideon/Bureau du Premier ministre)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré lundi qu’il était temps pour Israël et les États-Unis d’aligner leurs positions concernant la menace émanant de l’Iran, après des années de désaccord sur la question.

« Il est temps de resserrer les rangs entre Israël et les États-Unis – et d’autres pays », a déclaré Netanyahu lors d’une allocution par vidéo devant un rassemblement de membres de l’AIPAC à Washington.

Le Premier ministre a déclaré que les manifestations en cours en Iran et la répression du gouvernement contre les manifestants montrent « qu’il s’agit d’un régime terrible, répressif et terroriste ».

« J’ai hâte de discuter de cette question avec le président [américain Joe] Biden et son administration », a ajouté Netanyahu.

L’administration Biden a en effet déclaré ces derniers mois qu’elle ne souhaitait plus relancer l’accord sur le programme nucléaire iranien, compte tenu des positions radicalisées de Téhéran sur la question, de sa coopération avec la Russie dans l’invasion de l’Ukraine par cette dernière et de sa répression des manifestants dans le pays. Israël s’est farouchement opposé à l’accord de 2015, connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (JCPOA), qui échangeait un allègement des sanctions contre des restrictions du programme nucléaire iranien.

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, a déclaré lundi aux journalistes que « notre priorité à l’heure actuelle n’est pas le JCPOA », et a rappelé les nombreuses sanctions que l’administration Biden a annoncées contre l’Iran au cours de l’année écoulée.

Il a toutefois précisé que les États-Unis continuent de penser qu’en fin de compte, « la diplomatie est le meilleur moyen » d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire – une ligne de conduite que Jérusalem apprécie moins, car elle n’inclut pas son exigence d’une « menace militaire crédible ».

Sullivan a déclaré que les États-Unis sont bien conscients de l’opposition de Netanyahu à l’accord nucléaire, rappelant le discours de 2015 du Premier ministre devant une session conjointe du Congrès, qui a été organisé à l’insu du président de l’époque, Barak Obama, et dont on pense qu’il a gravement endommagé les liens d’Israël avec le parti démocrate.

Sullivan a déclaré qu’il discuterait de ces questions avec Netanyahu et d’autres membres de son gouvernement lors de sa visite en Israël. Un fonctionnaire, au courant de la question, a déclaré que ces réunions auront lieu la semaine prochaine.

Avant la visite de Sullivan, le ministre des Affaires stratégiques, Ron Dermer, a atterri à Washington lundi pour des réunions avec des responsables de la Maison Blanche et du Département d’État.

Dermer, qui est l’un des plus proches confidents de Netanyahu et qui a déjà été ambassadeur d’Israël aux États-Unis, aurait été désigné comme l’homme de confiance du gouvernement pour les questions relatives à l’administration Biden. Le site d’information Walla a rapporté qu’il devrait discuter de la quête nucléaire de l’Iran, de la politique d’Israël à l’égard des Palestiniens et des efforts déployés pour étendre l’intégration d’Israël au Moyen-Orient.

Dans son discours de lundi, Netanyahu a déclaré aux membres de l’AIPAC qu’il s’efforçait « d’élargir le cercle de la paix » et a expliqué qu’il était « optimiste parce que les dirigeants arabes ont changé leur point de vue sur Israël et nous considèrent désormais comme des partenaires et non des ennemis », selon un communiqué de son bureau.

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, s’exprimant lors du briefing quotidien à la Maison Blanche, à Washington, le 30 septembre 2022. (Crédit : AP Photo/Susan Walsh)

Environ 1 000 personnes participent au Forum des dirigeants politiques de l’AIPAC lundi et mardi. Un porte-parole a déclaré que les membres allaient « élaborer des stratégies pour le cycle électoral de 2024 ». Les leaders des deux partis américains devraient s’exprimer durant la conférence, ainsi que le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin.

Sullivan a déclaré vendredi à National Public Radio (NPR) que « la première chose que j’ai l’intention de transmettre [au cours de la visite] est le fait que les États-Unis sont absolument engagés dans la sécurité d’Israël, et cela ne va pas changer ». « Le président Biden a été un soutien fondamental et indéfectible de l’État d’Israël depuis qu’il est dans la fonction publique. »

« Deuxièmement, nous allons parler des défis et des opportunités dans la région du Moyen-Orient. Il y a des défis importants, notamment la menace iranienne. D’autre part, il y a de réelles opportunités, y compris ce que nous avons vu dans la normalisation croissante entre Israël et certains des États arabes », a-t-il déclaré.

« Nous voulons saisir ces opportunités pour approfondir l’intégration entre Israël et ses voisins. »

Sullivan a ajouté que l’administration Biden « continuera à soutenir la solution à deux États et s’opposera aux politiques et pratiques qui sapent la viabilité de cette solution ou qui vont à l’encontre du status quo historique à Jérusalem ». « Et je serai clair et direct sur ces points. »

Un fonctionnaire au fait de la question a déclaré au Times of Israel la semaine dernière que le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, pourrait donner suite à la visite de Sullivan en se rendant lui-même en Israël le mois prochain, ce qui pourrait préparer le terrain pour une visite ultérieure de Netanyahu à Washington.

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