Netanyahu annonce 2,5 milliards d’euros pour aider l’économie en crise
Rechercher

Netanyahu annonce 2,5 milliards d’euros pour aider l’économie en crise

La Histadrout insatisfaite ; De son côté, El Al a informé 550 de ses 650 pilotes (85 %) qu'ils seront en congé sans solde jusqu'en mai

Le Premier. ministre Benjamin Netanyahu dirige une discussion sur l'impact économique du coronavirus à Jérusalem, le 8 mars 2020. (Amos Ben Gershom / GPO)
Le Premier. ministre Benjamin Netanyahu dirige une discussion sur l'impact économique du coronavirus à Jérusalem, le 8 mars 2020. (Amos Ben Gershom / GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé mercredi une enveloppe d’aides d’un montant de 10 milliards de shekels (2,5 milliards d’euros) pour stabiliser l’économie israélienne affectée par l’épidémie de coronavirus. Celle-ci a pour but de « permettre à l’économie de continuer à fonctionner ».

« L’état de l’économie israélienne est meilleur que la plupart des économies mondiales. Le système financier est fort, et le chômage est bas. Ce sont de grands atouts alors que nous entrons dans cette crise. C’est un défi que nous pensons pouvoir gérer, afin de traverser la crise en toute sécurité », a-t-il ajouté.

« Il n’y a pas de pénurie et aucune pénurie de biens ne sera créée dans l’État d’Israël. La raison en est simple : Nous en avons les moyens. L’essentiel du trafic se fait par mer. Premièrement, il faut comprendre que la grande majorité des marchandises et des matières premières se fait par mer et, bien sûr, nous veillerons à ce qu’elle ne soit pas affectée. Nous allons assouplir les restrictions imposées aux importateurs pour l’entrée des marchandises dans le pays. […] Bien sûr, il y a une question d’approvisionnement par voie aérienne, et nous ferons tout ce qui est nécessaire pour faciliter cela. Nous faisons appel aux moyens nécessaires, notamment à l’armée de l’air et aux compagnies aériennes israéliennes pour cela, » a écrit le Premier ministre.

« Je veux faire une distinction : l’aviation est une industrie distincte. L’aviation en tant que telle est une industrie distincte. Nous accordons un traitement individuel et distinct aux compagnies aériennes. Il est important de comprendre cela. Il s’agit d’une planche de salut. C’est important pour nous. C’est pourquoi nous la préservons de cette manière, en plus des 10 milliards de shekels. Il est important de clarifier ce point. J’ai également demandé un milliard de shekels supplémentaire pour les besoins spéciaux. Que sont les besoins spéciaux ? Il s’agit de prévenir la propagation de la maladie, de gérer la crise – cela inclut la police, les pompiers, les prisons. Et, à propos, nous réfléchissons à la manière de traiter les prisons, par exemple, afin de ne pas entrer dans les restrictions ou les problèmes que nous avons vus dans d’autres pays, » a conclu le communiqué de Netanyahu, en faisant référence à l’Iran qui a libéré 70 000 prisonniers à cause du virus.

Dans le même temps, El Al a informé 550 de ses 650 pilotes (85 %) qu’ils seront placés en congé sans solde jusqu’en mai, alors que la compagnie aérienne a annulé des vols et subi de lourdes pertes des suites de la crise du coronavirus.

La décision intervient après qu’Israël a annoncé lundi que toutes les personnes arrivant de l’étranger devraient entrer en quarantaine. En réaction, des compagnies aériennes étrangères ont annulé de nombreux vols vers Israël, et les transporteurs israéliens ont annoncé la suspension prochaine de presque toutes les liaisons internationales.

Arnon Bar-David, chef de la fédération syndicale de la Histadrout, a estimé que l’annonce du Premier ministre était insuffisante.

« Sa proposition ne contient aucune solution pour sauver l’économie », a déclaré M. Bar-David. « L’octroi de prêts n’apporte pas vraiment de solution aux entreprises qui s’effondrent actuellement. Le système financier a besoin d’oxygène, pas de parler d’oxygène ».

Il a appelé à la création immédiate d’une table ronde de discussion à laquelle participeront le gouvernement, le syndicat des travailleurs israéliens et les employeurs.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...