Netanyahu en 2018 : « Pas de plan diplomatique à la veille d’une élection »
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Netanyahu en 2018 : « Pas de plan diplomatique à la veille d’une élection »

Le Premier ministre avait promis dans une vidéo de ne pas faire de proposition de paix en campagne électorale en raison de problèmes juridiques, reprochant cela à Olmert en 2008

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu participe à une conférence de presse avec le Président américain Donald Trump dans la salle Est de la Maison Blanche, le 28 janvier 2020 à Washington. (Alex Wong/Getty Images/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu participe à une conférence de presse avec le Président américain Donald Trump dans la salle Est de la Maison Blanche, le 28 janvier 2020 à Washington. (Alex Wong/Getty Images/AFP)

Une vidéo est apparue mercredi, montrant le Premier ministre Benjamin Netanyahu promettant de ne pas avancer de proposition de paix avec les Palestiniens à la veille des élections à la Knesset, un an avant qu’il ne fasse exactement cela cette semaine.

Les images de décembre 2018 de la Douzième chaîne – postées sur Twitter – montrent un journaliste invoquant un célèbre commentaire de Netanyahu, qui était alors chef de l’opposition, concernant Ehud Olmert, alors Premier ministre. Netanyahu avait déclaré qu’un Premier ministre « empêtré dans des enquêtes n’a aucun mandat moral ou public pour prendre des décisions décisives pour Israël ».

Olmert qui a démissionné bien avant son inculpation, a ensuite été reconnu coupable de corruption et a passé du temps en prison. Netanyahu est également accusé d’infractions de corruption, une mise en accusation ayant été officiellement déposée mardi au tribunal de district de Jérusalem.

Le journaliste de la vidéo de 2018 a demandé à Netanyahu s’il y avait une différence entre Olmert en 2008 et Netanyahu en 2018, qui était également « empêtré dans les enquêtes ».

Netanyahu a répondu que son commentaire sur Olmert « faisait référence à un plan ou à des mesures diplomatiques qu’Olmert avait l’intention d’introduire à la veille des élections, ce qui était à mes yeux inacceptable. Vous ne pouvez pas présenter un plan diplomatique à la veille des élections sans en avoir reçu le mandat, et c’est de cela dont je parlais ».

« Je suis du même avis », a ajouté M. Netanyahu. « Je n’ai pas l’intention de présenter un plan diplomatique à la veille des élections. »

Prime Minister Benjamin Netanyahu (left) with Ehud Olmert in 2009 (photo credit: Yossi Zamir/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (à gauche), avec Ehud Olmert en 2009. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

Mais mardi, quelque treize mois plus tard, le Premier ministre s’est tenu aux côtés du Président américain Donald Trump à la Maison Blanche, alors que ce dernier dévoilait un plan diplomatique détaillé pour la paix israélo-palestinienne, sans les Palestiniens.

M. Trump a déclaré que Netanyahu avait exprimé son adhésion au plan. Le Premier ministre a ensuite fait un point de presse pour annoncer son intention d’avancer l’annexion des implantations de la vallée du Jourdain et de la Cisjordanie dès dimanche – un mois avant les élections à la Knesset du 2 mars.

Netanyahu nie toute malversation dans les trois affaires qui lui sont reprochées, en invoquant une vaste conspiration de la gauche, des médias, de la police, des procureurs et du procureur général.

Dans l’affaire 1000, portant sur des accusations selon lesquelles Netanyahu aurait reçu des cadeaux et des avantages de bienfaiteurs milliardaires, dont le producteur hollywoodien d’origine israélienne Arnon Milchan, en échange de faveurs, le Premier ministre est accusé de fraude et d’abus de confiance.

Dans l’affaire 2000, portant sur des accusations selon lesquelles Netanyahu s’était entendu avec l’éditeur du journal Yedioth Ahronoth, Arnon Mozes, pour affaiblir un quotidien rival en échange d’une couverture plus favorable de Yedioth, le Premier ministre est accusé de fraude et d’abus de confiance, tandis que Mozes est accusé de corruption.

Dans l’affaire 4000, largement considérée comme la plus grave, M. Netanyahu est accusé d’avoir avancé des décisions réglementaires qui ont bénéficié à Shaul Elovitch, l’actionnaire majoritaire du géant des télécommunications Bezeq, à hauteur de centaines de millions de dollars, en échange d’une couverture positive du site d’information Walla appartenant à M. Elovitch.

A LIRE : Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

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