Netanyahu félicite Poutine pour sa réélection
Rechercher

Netanyahu félicite Poutine pour sa réélection

Les alliés de la Russie ont eux aussi félicité le président russe tandis que les Occidentaux sont restés sur leur réserve

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le  président russe Vladimir Poutine,  au Jewish Museum and Tolerance Center à Moscou, le 29 janvier 2018. (Crrédit : (Kobi Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président russe Vladimir Poutine, au Jewish Museum and Tolerance Center à Moscou, le 29 janvier 2018. (Crrédit : (Kobi Gideon/GPO)

Le Premier ministre Netanyahu a félicité le président russe Vladimir Poutine, réélu dimanche, et salué la « confiance et la compréhension » entre les deux dirigeants. Il s’est abstenu de critiquer le processus électoral, comme beaucoup de dirigeants européens l’ont fait.

« Monsieur le Président, veuillez accepter mes sincères félicitations pour votre victoire lors des élections d’hier », a écrit Netanyahu dans une lettre adressée à Poutine.

« J’apprécie profondément notre dialogue personnel et je me réjouis de continuer à travailler avec vous en étroite collaboration, avec confiance et compréhension, afin de promouvoir les intérêts vitaux de nos pays », a-t-il ajouté.

Les alliés traditionnels de la Russie se sont également félicités de la réélection du président Vladimir Poutine, tandis que les Occidentaux se sont montrés beaucoup plus réservés, rappelant leurs nombreux points de discorde avec Moscou.

Le président français Emmanuel Macron a adressé à Vladimir Poutine au téléphone « ses voeux de succès ». Il a « redit sa conviction que, sur une base clarifiée, la coopération entre l’Europe et la Russie, essentielle à la sécurité du continent européen, était dans l’intérêt des (deux) », selon un communiqué de l’Elysée.

Mais M. Macron a aussi appelé la Russie « à faire toute la lumière sur les responsabilités liées à l’inacceptable attaque de Salisbury », après l’usage d’un agent neurotoxique pour empoisonner l’ancien espion russe Sergueï Skripal sur le sol britannique, « et à reprendre en main fermement d’éventuels programmes qui n’auraient pas été déclarés à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ». Le président français a également exprimé sa « grande préoccupation » à propos de la Syrie.

A Bruxelles, l’Union européenne a déploré que « l’élection se soit déroulée dans un environnement juridique et politique trop contrôlé, marqué par une pression continue sur les voix critiques ». « Nous attendons de la Russie qu’elle s’attaque aux violations et aux lacunes signalées par la mission de l’OSCE » (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).

La chancelière allemande Angela Merkel, à gauche, la première ministre britannique Theresa May, au centre, et le président français Emmanuel Macron s’entretiennent à leur arrivée à Bruxelles, le 19 octobre 2017. (AFP/John Thys)

Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel, a lui annoncé que cette dernière allait « écrire un télégramme très bientôt » à Vladimir Poutine.

« Je pense que naturellement à l’occasion de ces félicitations il va être question des défis de la relation germano-russe », a-t-il ajouté. M. Seibert a évoqué des « différences d’opinion » sur l’Ukraine ou la Syrie, mais a souligné l’importance « de ne pas rompre le fil du dialogue » avec Moscou.

La Pologne a considéré « illégale » l’élection organisée en Crimée. « Nous sommes pour le respect de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et reconnaissons la Crimée comme faisant partie de l’Etat ukrainien. Cela signifie aussi que l’élection présidentielle tenue par les autorités de la Fédération russe sur la presqu’île ne peut être considérée comme légale », a affirmé le ministère des Affaires étrangères.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a adressé à M. Poutine ses félicitations sans réserve. « Je ne doute pas que votre réélection garantisse la poursuite du développement de nos relations bilatérales dans la période à venir », s’est réjoui le chef du gouvernement hongrois, qui entretient depuis des années des relations étroites avec Moscou.

Le président tchèque pro-russe Milos Zeman a lui aussi salué la réélection de M. Poutine. « Votre victoire convaincante témoigne du fait que la majorité des Russes préfèrent une stabilité, une prévisibilité et une perspective que vous représentez », lui a-t-il écrit.

Le président syrien Bashar al-Assad a lui assuré que « l’exceptionnelle confiance du peuple russe à votre égard est la conséquence logique de vos remarquables performances ».

« Le commandement de la Fédération russe s’est dressé contre le terrorisme dans les mots et dans les actes et l’armée syrienne est reconnaissante pour votre contribution », a-t-il ajouté en référence à l’engagement militaire de la Russie en septembre 2015 dans la guerre en Syrie aux côtés des forces loyales au régime.

Le président syrien Bashar al-Assad, à gauche, le président russe Vladimir Poutine et le ministre russe de la Défense Sergei Choigou inspectent un défilé militaire lors de leur visite à la base aérienne russe de Hmeimim, dans la province de Lattaquié, le 11 décembre 2017. (Crédit : Mikhail Klimentyev / AFP)

Selon le président socialiste du Venezuela Nicolas Maduro, « la Russie et le Venezuela sont devenus des pays frères » qui doivent « affronter les fréquentes manœuvres de l’impérialisme » cherchant à « imposer les doctrines de suprématie mondiale ».

Le président chinois Xi Jinping a salué une relation sino-russe « à son meilleur niveau historique ».

Le président bolivien Evo Morales a salué la « victoire éclatante » de Vladimir Poutine qui, selon lui, « garantit l’équilibre géopolitique et la paix mondiale face à l’offensive de l’impérialisme ». La Russie, a-t-il affirmé, « respecte la dignité des peuples ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan ainsi que les dirigeants de Turquie, de l’Egypte, de l’Iran, de Cuba, de Bulgarie et de plusieurs pays de l’ex-URSS, notamment l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kirghizstan, l’Azerbaïdjan, l’Arménie, la Biélorussie et la Moldavie, ont applaudi sans réserves la réélection du président russe.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...