Netanyahu : Israël ne tolèrera aucune violation de ses frontières
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Netanyahu : Israël ne tolèrera aucune violation de ses frontières

“Nous attaquerons quiconque nous attaquera” a affirmé le Premier ministre faisant apparemment référence aux récents tirs de roquette du Sina

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Eilat, dans le sud d'Israël, le 7 mars 2017. (Crédit : Yair Sagi/Pool)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Eilat, dans le sud d'Israël, le 7 mars 2017. (Crédit : Yair Sagi/Pool)

Mardi, en visite à Eilat, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis qu’Israël ne tolèrerait aucune violence transfrontalière. Il faisait apparemment référence à une salve de roquettes récemment tirée contre la ville touristique du sud du pays d’où il s’exprimait.

« Nous ne permettrons à personne de perturber le calme » de nos frontières, a déclaré le Premier ministre, promettant que toute tentative de nuire à Israël rencontrera une réponse ferme.

« Quiconque nous attaque, nous l’attaquerons », a-t-il déclaré, ajoutant que la moindre roquette ne resterait pas impunie, faisant référence aux tirs intermittents de roquettes contre Israël.

« Même quand nous avons une frontière pacifique, nous nous préoccupons de la sécurité », a-t-il ajouté.

Même si Netanyahu n’a pas parler de menaces explicites aux frontières d’Israël, il semblait faire référence à l’Egypte, depuis laquelle la branche locale de l’Etat islamique (EI) dans la péninsule du Sinaï a tiré plusieurs roquettes contre le sud d’Israël ces derniers mois, notamment contre Eilat.

L'une des deux roquettes tirées sur le sud d'Israël depuis la péninsule du Sinaï, le 20 février 2017. (Crédit : police israélienne)
L’une des deux roquettes tirées sur le sud d’Israël depuis la péninsule du Sinaï, le 20 février 2017. (Crédit : police israélienne)

Israël et l’Egypte ont signé un accord de paix en 1979 et coopérèrent aujourd’hui étroitement sur les questions de sécurité dans la péninsule du Sinaï.

Même si elle concentre la plupart de ses combats sanglants contre les forces du gouvernement égyptien du président Abdel-Fattah el-Sissi, Province du Sinaï, l’affilié de l’EI dans le Sinaï, mène depuis longtemps de petites attaques contre Israël pour durcir son image.

Le mois dernier, Avigdor Liberman, le ministre de la Défense, a déclaré à la radio militaire que, malgré les tirs sporadiques de roquettes contre Israël, il ne considérait pas le groupe terroriste comme « une menace sérieuse ».

Liberman a déclaré que bien que la présence de l’EI au Sinaï soit « ennuyeuse » et « gênante », le groupe n’avait cependant pas les moyens de menacer sérieusement la sécurité d’Israël.

« Si vous parlez du Hamas et de Hezbollah, alors [les forces de l’EI au Sinaï] ne sont même pas un groupe terroriste », a-t-il déclaré à la radio militaire. Il a décrit les capacités du groupe comme des amateurs « aléatoires qui décident de construire eux-mêmes une armée. »

« Nous devons voir les choses en proportion », a-t-il ajouté.

Les propos de Liberman faisaient suite au tir de deux roquettes de Province du Sinaï, qui ont touché un terrain vague du sud d’Israël, peu après que le groupe avait accusé l’Etat juif d’avoir tué cinq de ses agents dans une frappe aérienne dans la péninsule du Sinaï.

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