Netanyahu : l’aide de l’UE à l’Iran est une « pilule empoisonnée pour le peuple »
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Netanyahu : l’aide de l’UE à l’Iran est une « pilule empoisonnée pour le peuple »

Le Premier ministre a fustigé la vision faussée d’Israël qu’a l’Europe, affirmant que l’aide financière de l’UE à Téhéran pour doper son économie en panne était "une grave erreur"

De gauche à droite : le Premier ministre letton, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu,  le Premier ministre lituanien Saulius Skvernelis et le Premier ministre estonien Juri Ratas, durant une conférence de presse conjointe  à Vilnius,le 24 août 2018. (Crédit : AFP / Petras Malukas)
De gauche à droite : le Premier ministre letton, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le Premier ministre lituanien Saulius Skvernelis et le Premier ministre estonien Juri Ratas, durant une conférence de presse conjointe à Vilnius,le 24 août 2018. (Crédit : AFP / Petras Malukas)

Vendredi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fustigé l’aide financière de l’Union européenne pour l’Iran comme étant une « grave erreur ». Il a dit qu’il s’agissait d’une « pilule empoisonnée » pour le peuple iranien.

Jeudi, l’UE avait annoncé une première tranche de 18 millions d’euros, une partie de l’engagement de l’UE pour garder en vie l’accord nucléaire sur le nucléaire iranien.

En mai, le président américain Donald Trump a retiré son pays de cet accord, et a commencé à réinstaurer les sanctions américaines. Sa décision a renforcé une crise financière en Iran qui a vu la valeur de sa devise s’effondrer

« Je pense que la décision d’hier de l’UE de donner 18 millions d’euros à l’Iran est une grave erreur. C’est comme une pilule empoisonnée au peuple iranien et aux efforts de restreindre l’agression iranienne dans la région et au-delà », a déclaré Netanyahu, lors d’une visite en Lithuanie.

« L’Iran a essayé de mener une attaque terroriste sur le sol européen il y a seulement quelques semaines… c’est incroyable, a-t-il déclaré à une conférence de presse à la suite d’une rencontre avec les Premiers ministres de trois pays de la Baltique – le Lituanien Saulius Skvernelis, l’Estonien Juri Ratas et le Letton Maris Kucinskis.

Netanyahu faisait apparemment référence à une suspicion d’attaque la bombe contre une manifestation de l’opposition iranienne en France à la fin juin qui a été contrecarrée par les autorités. Un diplomate iranien est suspecté d’avoir été impliqué.

« Donner de l’argent à ce régime, tout particulièrement en ce moment, est une grave erreur et cela doit être arrêté. [Le régime] ne va pas l’utiliser pour résoudre ses problèmes d’eau, et cela ne va pas aider le conducteur de camion iranien », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à gauche, et son homologue lituanien Saulius Skvernelis lors d’une conférence de presse à Vilnius, en Lituanie, le 23 août 2018 (Crédit : AFP/ Petras Malukas)

« En fin de compte, où ira tout cet argent ? Pour des missiles et les Gardiens de la Révolution. Tous les pays doivent maintenant agir conjointement pour renouveler les sanctions contre l’Iran », a-t-il déclaré.

Netanyahu a ajouté que l’accord sur le nucléaire iranien menaçait la sécurité de l’Europe parce qu’il n’a jamais abordé la question des ambitions nucléaires à long terme de Téhéran.

Netanyahu a affirmé que l’accord de l’époque d’Obama aurait finalement permis à l’Iran de reprendre son enrichissement d’uranium et « en l’espace de quelques années, il n’aurait pas seulement obtenu une arme nucléaire, mais tout un arsenal ».

Netanyahu a également appelé les dirigeants de la Baltique à mettre la pression pour ce qu’il a dit être une « point de vue déformé » d’Israël.

« J’ai demandé l’aide de mes amis pour corriger ce que je pense être un point de vue déformé, une vision faussée d’Israël qu’il y a dans l’UE », a-t-il déclaré aux journalistes.

La veille, Netanyanhu avait salué la décision de British Airways et d’Air France de mettre un terme à leurs vols directs vers la capitale de l’Iran, Téhéran, en septembre, mentionnant la rentabilité faible à cause des sanctions imposées par les Américains.

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