Netanyahu se dit « très impressionné » par le remplaçant de Tillerson
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Netanyahu se dit « très impressionné » par le remplaçant de Tillerson

Le Premier ministre et le nouveau secrétaire d'État Mike Pompeo, très hostile à l'Iran, continueront à travailler "très bien ensemble"

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Mike Pompeo, (centre), rencontre le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld et Benjamin Anthony, directeur de l'ONG Our Soldiers Speak, à Washington en novembre 2015. (Benjamin Anthony/Our Soldiers Speak)
Mike Pompeo, (centre), rencontre le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld et Benjamin Anthony, directeur de l'ONG Our Soldiers Speak, à Washington en novembre 2015. (Benjamin Anthony/Our Soldiers Speak)

Dans son premier commentaire public sur la nomination de Mike Pompeo au poste de secrétaire d’État américain, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mercredi qu’il avait été « très impressionné » par l’ancien membre du Congrès, qui dirige actuellement la CIA.

« Lors de mes rencontres avec Pompeo, j’ai été très impressionné par ses capacités et son expérience. Je crois que dans sa fonction de secrétaire d’État, nous travaillerons également très bien ensemble », a déclaré le Premier ministre dans une brève déclaration.

La déclaration, publiée plus de 24 heures après que le président américain Donald Trump a fait appel à Pompeo pour ce poste, ne mentionnait pas son prédécesseur, Rex Tillerson.

Trump a annoncé mardi sur Twitter qu’il avait licencié Tillerson et que Pompeo, actuellement à la tête de la CIA, le remplacera.

La nomination de Pompeo doit encore être approuvée par le Sénat.

Quelques heures après le tweet de Trump, le ministre du Renseignement Yisrael Katz, qui avait rencontré Pompeo à plusieurs reprises au cours des 14 mois qu’il avait passés à la tête de la CIA, est allé sur Twitter pour féliciter Pompeo et le « remercier pour son soutien à Israël ».

Pompeo, 54 ans, ancien membre du Congrès du 4e district du Kansas, est considéré comme un grand défenseur d’Israël. Ses positions intransigeantes sur l’Iran sont presque identiques à celles de Trump et Netanyahu, qui affirment que l’accord nucléaire sans précédent de 2015 entre Téhéran et six puissances mondiales doit être notablement amélioré ou abrogé.

M. Pompeo a indiqué à la fin de 2014, avant la signature de l’accord, qu’il considérait que les frappes militaires sur les installations nucléaires iraniennes contrecarreraient plus efficacement la quête de bombes atomiques de Téhéran que la diplomatie.

Sur cette photo prise le 13 février 2018, Mike Pompeo, directeur de la CIA, témoigne des menaces qui pèsent sur le monde entier lors d’une audience de la commission sénatoriale du renseignement au Capitole à Washington, DC. (AFP PHOTO / SAUL LOEB)

« L’Iran, le principal État au monde qui finance le terrorisme, est devenu un acteur encore plus audacieux et déstabilisateur au Moyen Orient », avait-il déclaré à l’audience de confirmation du Sénat en janvier 2017.

Pendant son passage à la Maison Blanche, Tillerson n’a pas contribué à la politique de l’administration au Moyen Orient, tandis que Pompeo est connu comme un fervent partisan de l’État juif et pourrait chercher à participer aux efforts de la Maison Blanche pour négocier un accord de paix israélo-palestinien. La décision de Tillerson de ne pas se rendre en Israël lors de sa tournée en Égypte, en Jordanie et au Liban plus tôt cette année a été considérée par certains comme un abandon de l’État juif.

Contrairement à Tillerson, qui n’avait jamais été en Israël avant d’accompagner Trump lors de sa visite en mai 2017, Pompeo s’y est rendu en tant que membre du Congrès en 2015, pour y recevoir des informations sur les mesures de sécurité et visiter le mur Occidental.

Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson lors d’une conférence de presse à Buenos Aires le 4 février 2018 (AFP PHOTO / ALBERTO RAGGIO)

« Les efforts de Netanyahu pour empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires sont extrêmement remarquables et profondément appréciés », avait-il déclaré après avoir rencontré le Premier ministre de l’époque.

Il a également salué la « retenue admirable des Israéliens face à des attaques d’une cruauté indescriptible », évoquant une série d’attentats terroristes palestiniens, dont beaucoup ont été perpétrés avec des couteaux, qui étaient à leur apogée à l’époque.

Les États-Unis doivent « se tenir aux côtés de notre allié Israël et mettre un terme au terrorisme », a-t-il déclaré. « Les attaques constantes des Palestiniens ne font qu’éloigner les perspectives de paix. »

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