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Netanyahu soutient l’abrogation de l’interdiction des candidats racistes à la Knesset

Le Likud a affirmé que la nouvelle version de la clause 7a de la Loi fondamentale s'appliquera de la même manière aux Juifs et aux Arabes ; Ben Gvir s'est montré dubitatif

Le Premier ministre désigné, Benjamin Netanyahu, allumant des bougies de Hanoukka avec son épouse Sara et le futur ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, le 21 décembre 2022. (Crédit : Youtube)
Le Premier ministre désigné, Benjamin Netanyahu, allumant des bougies de Hanoukka avec son épouse Sara et le futur ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, le 21 décembre 2022. (Crédit : Youtube)

Le parti du Premier ministre désigné, Benjamin Netanyahu, a déclaré dimanche qu’il soutenait les projets controversés d’abrogation d’une loi interdisant aux personnes qui soutiennent le terrorisme et le racisme de se présenter à la Knesset, estimant qu’elle était inefficace.

La déclaration, qui a été publiée quelques jours après que le parti Otzma Yehudit a suscité la consternation générale en révélant que le plan était inclus dans les accords de coalition avec le Likud, a affirmé que la législation serait remplacée par une nouvelle loi visant à remédier aux inégalités présumées de la clause existante.

La loi actuelle « n’a pas empêché les racistes et les partisans du terrorisme de se présenter à la Knesset », a déclaré le Likud dans un communiqué.

« Par conséquent, Netanyahu a l’intention d’annuler cette clause et de légiférer une nouvelle loi pour lutter contre le racisme et la terreur qui garantira une application égale et efficace pour les Juifs et les Arabes. »

La loi actuelle, la clause 7a de la Loi fondamentale : La Knesset, ne fait pas de différence entre les Juifs et les Arabes. Elle stipule qu’aucun candidat à la Knesset ne peut nier l’existence de l’État d’Israël en tant qu’État juif et démocratique, inciter au racisme, ou soutenir un État ennemi ou un groupe terroriste ou toute lutte armée contre l’État.

Jeudi, le leader d’Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, a déclaré que son parti faisait pression pour que l’interdiction soit levée car elle avait été injustement utilisée contre des collègues d’extrême-droite.

Ces dernières années, trois membres de son parti ont été interdits de se présenter à la Knesset par des tribunaux invoquant cette loi.

Bentzi Gopstein, à droite, et Baruch Marzel durant une conférence de presse organisée par le parti Otzma Yehudit, à Jérusalem, le 26 août 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Je suis d’accord avec le Likud sur le fait que la loi actuelle n’a pas empêché les racistes et les partisans de la terreur d’entrer à la Knesset, à l’instar de Ben Gvir, par exemple », a tweeté de manière sarcastique le Premier ministre sortant, Yair Lapid.

Le tribunal de première instance de Jérusalem avait condamné Ben Gvir en 2007 pour soutien à une organisation terroriste et incitation au racisme pour avoir porté une pancarte « Expulsez l’ennemi arabe, Rabbi Kahane avait raison », mais avait néanmoins été autorisé par les tribunaux à se présenter aux élections.

En réponse à la déclaration du Likud, Ben Gvir a déclaré qu’il n’était pas au courant d’un nouveau projet de loi proposé par le Likud, et a dit que son parti Otzma Yehudit aimerait discuter de la loi proposée et s’assurer qu’elle ne « discrimine pas seulement les Juifs ».

« Nous sommes habitués à ce qu’un accord soit un accord. Ce principe doit être maintenu si nous voulons établir un gouvernement stable », a déclaré Ben Gvir en s’en prenant à Netanyahu, mettant à nu les tensions au sein de la coalition naissante qui doit prêter serment dans les prochains jours.

Il a affirmé qu’il serait ouvert à une nouvelle loi qui interdit à certains politiciens arabes et de gauche de se présenter.

« L’objectif de l’annulation de la clause 7a est de mettre fin à l’injustice envers les Juifs uniquement », a déclaré Ben Gvir, citant les anciens députés arabes Heba Yazbak, Hanin Zoabi et Azmi Bishara comme exemples de législateurs qui, selon lui, auraient dû être disqualifiés mais ne l’ont pas été.

« Si le Likud est intéressé par un nouveau projet de loi, nous aimerions en discuter. Nous ne souhaitons pas non plus voir du racisme à la Knesset, mais nous ne sommes pas intéressés par l’injustice et la persécution des Juifs uniquement, alors que des haineux d’Israël comme [le leader de Hadash-Taal] Ayman Odeh sont libres de se présenter au Parlement », a ajouté le législateur d’extrême-droite.

Le leader du Likud, Benjamin Netanyahu, et le chef d’Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, arrivant pour la cérémonie de prestation de serment de la nouvelle Knesset, à Jérusalem, le 15 novembre 2022. (Crédit : Abir Sultan/Pool Photo via AP)

Le Likud n’a pas encore finalisé l’accord avec Otzma Yehudit et devrait le faire dans les prochains jours.

Le Likud, plus grand parti d’Israël et puissance de droite, sera sur le flanc gauche de la nouvelle coalition du Premier ministre entrant. Les partis d’extrême-droite Otzma Yehudit, HaTzionout HaDatit et Noam, ainsi que les partenaires ultra-orthodoxes de longue-date de Netanyahu, le Shas et Yahadout HaTorah, complètent la coalition majoritaire de 64 sièges à la Knesset, qui en compte 120 au total.

Tobias Siegal et Ash Obel ont contribué à cet article.

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