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New York : 43 incidents antisémites en mars, inversant la tendance à la baisse

Selon l'ICS, les sites juifs sont plus fréquemment ciblés par les manifestants ; cette hausse pourrait s'expliquer par le beau temps, qui amène manifestants et victimes à passer plus de temps à l'extérieur

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

Des hommes et des garçons hassidiques se rassemblent devant le siège mondial de Habad-Lubavitch à Crown Heights, Brooklyn, New York, le 12 janvier 2024. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)
Des hommes et des garçons hassidiques se rassemblent devant le siège mondial de Habad-Lubavitch à Crown Heights, Brooklyn, New York, le 12 janvier 2024. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)

New York Jewish Week via JTA – Les crimes antisémites à New York ont grimpé en flèche en mars, inversant la tendance à la baisse du nombre d’incidents antijuifs enregistrés par le NYPD au cours des mois précédents.

43 incidents antisémites ont été signalés à la police dans les cinq districts le mois dernier, soit plus du double des 17 incidents signalés en février. La criminalité antijuive a connu un pic après les attaques meurtrières perpétrées par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre, avec 69 incidents enregistrés en octobre et 62 en novembre.

Le nombre d’incidents a ensuite diminué, avec 31 en décembre et en janvier, et 17 le mois dernier. En mars, le nombre d’incidents a été le plus élevé depuis le début de l’année.

On ignore la raison précise de ce regain de violence, mais ce n’est pas la première fois que le nombre de crimes de haine antisémites fluctue de manière imprévisible. En janvier 2022, par exemple, 15 crimes antisémites avaient été signalés à la police, suivis de 56 en février pour retomber à 23 en mars.

Le nombre de manifestations anti-Israël dans la ville pourrait également avoir un impact, selon l’Initiative de sécurité communautaire (CSI), qui coordonne la sécurité des institutions juives dans la région. Selon la CSI, les manifestants s’en prennent de plus en plus aux Juifs et aux institutions juives. Cela pourrait transformer des crimes ordinaires en crimes de haine potentiels », a déclaré Mitch Silber, directeur de la CSI.

« Le harcèlement de passants par des manifestants sur Union Square, par exemple, serait considéré par la loi comme du simple harcèlement, alors que si les manifestants faisaient de même dans une synagogue, cela relèverait de l’incitation à la haine », a expliqué Mitch Silber.

Des agents de la police new-yorkaise repoussent des manifestants anti-Israël lors du rassemblement « Tous pour la Palestine » devant l’Université Columbia à New York, le 2 février 2024. (Photo de Yuki IWAMURA / AFP)

Cependant, selon Silber, un autre facteur pourrait entrer en ligne de compte : la météo. En janvier et février, les incidents antisémites ont été moins nombreux qu’en mars, lorsque les températures ont commencé à grimper.

« Par temps froid, les gens ont tendance à rester à l’intérieur, tant les victimes que les auteurs », a expliqué Silber, ancien officier de renseignement au sein de la police de New York.

Les 43 crimes antisémites recensés le mois dernier représentent une augmentation de 48 % par rapport aux 29 incidents antijuifs signalés en mars 2023.

Mais même si l’on tient compte de ces fluctuations, les Juifs restent le groupe le plus visé par les crimes de haine presque tous les mois. En mars, les incidents antisémites ont représenté 57 % des crimes de haine contre tous les groupes.

Au total, 75 crimes de haine ont été enregistrés le mois dernier, dont 12 fondés sur l’orientation sexuelle, six visant des Asiatiques, six des Noirs, cinq des musulmans, deux d’autres groupes religieux et un groupe ethnique non spécifié.

Depuis le début du mois d’octobre, 253 incidents antisémites ont été signalés à la police, soit nettement plus que les 137 crimes antijuifs commis au cours de la même période l’année dernière.

Tous les crimes de haine signalés ne donnent pas lieu à une arrestation ou à des poursuites, et les chiffres peuvent être révisés après le décompte initial. Les critères juridiques requis pour prouver la nature discriminatoire d’un crime sont exigeants, ce qui rend les poursuites difficiles.

Plusieurs incidents survenus dans les semaines qui ont suivi le 7 octobre font l’objet de poursuites, notamment celui au cours duquel un suspect aurait frappé un Israélien juif près de Times Square tout en criant des épithètes antisémites, et celui impliquant un homme de 19 ans accusé d’avoir attaqué un étudiant israélien avec un bâton sur le campus de l’université de Columbia. Les poursuites pour de tels crimes peuvent prendre des années.

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