Ouverture d’un dispensaire de dépistage du coronavirus au village arabe d’Arara
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Ouverture d’un dispensaire de dépistage du coronavirus au village arabe d’Arara

Le député Tibi de la Liste arabe unie a déclaré avoir demandé au ministre de la Santé Litzman et à d'autres autorités de créer un site de dépistage dans la communauté arabe

Des membres de l'équipe médicale du Magen David Adom, portant des équipements de protection, manipulent un échantillon de coronavirus sur un site de drive-in pour le tester à Tel Aviv, le 22 mars 2020. (Flash90)
Des membres de l'équipe médicale du Magen David Adom, portant des équipements de protection, manipulent un échantillon de coronavirus sur un site de drive-in pour le tester à Tel Aviv, le 22 mars 2020. (Flash90)

Une clinique mobile pour le dépistage du coronavirus hautement contagieux a été ouverte lundi dans le village arabe d’Arara, a indiqué le ministère de la Santé.

Elle se rendra à Tamra en Galilée mardi, selon le député Ahmad Tibi de la Liste arabe unie.

La clinique mobile sera également envoyée de façon imminente à Rahat dans le désert du Néguev, a déclaré Ahmad Darawshe, le porte-parole de Tibi.

Dimanche, M. Tibi a déclaré que la Liste arabe unie avait lancé un appel au ministre de la Santé Yaakov Litzman, au directeur général du ministère de la Santé Moshe Bar Siman-Tov et au chef du service d’urgence et de secours Magen David Adom Eli Bin pour la construction d’un centre de dépistage pour la communauté arabe.

Tibi et d’autres membres de la Liste arabe unie, une coalition des quatre plus grands partis à majorité arabe, ont affirmé que les autorités médicales n’ont pas testé suffisamment d’Arabes israéliens pour détecter le virus, mais ont également déclaré que certains membres de la communauté arabe hésitent à contacter le Magen David Adom lorsqu’ils ressentent des symptômes associés au COVID-19.

« Il n’est pas honteux d’être dépisté ou d’être malade », a déclaré dimanche Tibi dans un message enregistré aux côtés de Bin, affirmant que les Arabes n’étaient pas plus immunisés contre le virus que quiconque en Israël.

Le député Ahmad Tibi aux côtés du chef des services d’urgence et de secours du Magen David Adom, Eli Bin. (Crédit : Bureau du député Ahmad Tibi)

Le porte-parole adjoint du Magen David Adom, Nadav Matzner, a cependant repoussé les critiques selon lesquelles les autorités sanitaires n’ont pas fait assez de tests sur les Arabes, en faisant remarquer que toute personne répondant aux critères est testée.

Il a également noté que des Arabes sont venus dans des cliniques de drive-in pour tester le virus à Haïfa et dans d’autres régions d’Israël.

Asher Shalmon, le directeur des relations internationales du ministère de la Santé, a déclaré que les autorités prennent en compte le fait qu’une personne présente des symptômes associés au COVID-19 et qu’elle ait récemment voyagé à l’étranger ou se soit trouvée à proximité d’une personne infectée pour décider si elle doit être testée.

Selon M. Tibi, la Liste arabe unie espère également convaincre le ministère de la Santé d’assouplir ses critères spécifiques pour le dépistage du virus chez les Arabes.

Il a déclaré qu’une telle mesure augmenterait le nombre d’Arabes qui seraient testés.

Le quotidien Haaretz a rapporté dimanche que les données du ministère de la Santé fournies aux responsables arabes locaux indiquaient que seuls 38 résidents des communautés arabes avaient été testés positifs pour le virus. Le journal a précisé que ce chiffre ne tenait pas compte de Jérusalem-Est ni des villes mixtes juives-arabes comme Haïfa ou Ramle.

Le ministère de la Santé a déclaré, lundi après-midi, que 4 247 personnes en Israël ont été testées positives au COVID-19, dont 132 qui se sont rétablies et 16 qui sont décédées.

Dimanche, M. Bin, le chef du Magen David Adom, a également déclaré que le service d’urgence allait ouvrir une ligne d’assistance téléphonique en langue arabe.

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