Pas d’entrée en Italie pour une terroriste palestinienne, pour une question de visa
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Pas d’entrée en Italie pour une terroriste palestinienne, pour une question de visa

Des sympathisants de Leila Khaled, qui a participé à des détournements d’avion, portent des banderoles à Naples accusant le gouvernement italien d’être "complice de l’apartheid israélien"

Leila Khaled, terroriste palestinienne mise en examen, à Beyrouth, en janvier 2009. (Crédit : Sebastian Baryli/CC BY 2.0/Wikipedia)
Leila Khaled, terroriste palestinienne mise en examen, à Beyrouth, en janvier 2009. (Crédit : Sebastian Baryli/CC BY 2.0/Wikipedia)

La police des frontières italienne a empêché la terroriste palestinienne Leila Khaled d’entrer en Italie, affirmant qu’elle n’était pas en possession d’un visa valide.

Khaled, âgée de 73 ans, une responsable du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), a pris part des détournements terroristes d’avion en 1969 et 1970. Elle se rendait la semaine dernière à Naples et à Rome pour parler lors d’événements organisés autour du 50e anniversaire de la création du FPLP.

La police italienne l’a empêchée d’entrer dans le pays le 28 novembre et l’a renvoyée par avion à Amman, en Jordanie.

Une déclaration stipule qu’elle est arrivée de Jordanie « sans visa Shengen » – un visa qui permet de voyager sans formalités aux frontières dans la plupart de l’Union européenne – « et a été renvoyée en accord avec les réglementations nationale et internationale Schengen.

Mercredi, un groupe de sympathisants de Khaled portant des banderoles où l’on pouvait lire « Liberté de parole et de mouvement pour Khaled » et « Italie, complice de l’apartheid israélien » – certains avec la bouche fermée par du ruban adhésif – ont manifesté à l’aéroport de Naples contre son interdiction d’entrée.

Khaled a récemment participé à des événements qui ont eu lieu dans d’autres pays de l’espace Schengen, comme la Belgique.

Fresque à l’effigie de Leila Khaled en Cisjordanie, le 16 juin 2013 (Crédit : Ian Walton/Getty Images via JTA)

En septembre, elle a donné un discours à une conférence au Parlement européen, dans lequel elle a comparé la politique israélienne à Gaza à celle des nazis.

« Alors que les nazis ont été jugés à Nuremberg, personne n’a jamais jugé les sionistes » a-t-elle dit.

En novembre, le Parlement européen a approuvé une proposition de son président, Antonion Tajani, de « systématiquement refuser l’accès » au Parlement « à toute personne, groupe ou entité impliqué dans des actes terroristes », incluant dans la liste du Parlement de telles organisations et individus.

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