Pollard prêt à renoncer à la citoyenneté américaine pour revenir en Israël
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Pollard prêt à renoncer à la citoyenneté américaine pour revenir en Israël

Des législateurs new yorkais ont écrit une lettre au département de la Justice pour appuyer la requête de Pollard

Les juifs religieux en Israël, les défenseurs les plus virulents de Pollard, au cours d'une manifestation le 19  mars 2013 (Crédit : Yonatan Sindel / flash 90)
Les juifs religieux en Israël, les défenseurs les plus virulents de Pollard, au cours d'une manifestation le 19 mars 2013 (Crédit : Yonatan Sindel / flash 90)

Washington – Jonathan Pollard est prêt à renoncer à sa citoyenneté américaine, prenant le risque de ne jamais pouvoir revenir aux Etats-Unis, si le département de Justice lui permet de partir vers israël après sa libération.

« Le 20 novembre, 2015, après avoir purgé 30 ans de prison, c’est le désir de M. Pollard de déménager en Israël avec sa famille afin qu’il puisse reprendre sa vie là-bas », ont écrit des législateurs de New york de la Chambre des représentants, Jerry Nadler et Eliot Engel, des démocrates, lundi dans une lettre adressée à Loretta Lynch, la procureure générale des États-Unis.

« Nous nous écrivons aujourd’hui pour demander que le département de la Justice donne à la demande de M. Pollard la juste considération qu’il mérite ».

Pollard, un ancien analyste de la Marine qui a vendu des secrets à Israël, est dans un processus de mise en liberté conditionnelle après avoir été condamné à perpétuité pour espionnage.

Le ministère de la Justice n’a pas encore révélé les conditions de sa libération. Les avocats de Pollard ont suggéré les conditions seront négociées jusqu’à la veille de sa libération.

Cependant, on pense qu’il aura l’obligation de rester aux États-Unis pendant au moins un an, et ses avocats ont déjà trouvé une résidence et un travail pour lui dans la région de New York.

Jonathan Pollard en prison (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Jonathan Pollard en prison (Crédit : Capture d’écran YouTube)

« M. Pollard comprend que, comme condition à l’autorisation à déménager en Israël, il aurait peut-être l’obligation de renoncer à sa citoyenneté américaine », précise la lettre.

« Malgré les graves conséquences qui peuvent suivre une telle décision, y compris étant définitivement exclus de revenir aux États-Unis, il est disposé à prendre cette mesure extraordinaire ».

Engel et Nadler citent comme précédent le cas de René Gonzalez, un membre du réseau d’espionnage « Cuban 5 ».

Après avoir purgé une peine de prison et pendant sa période de probation, Gonzalez a demandé et a reçu l’autorisation en 2013 de repartir à Cuba pour assister aux funérailles de son père.

Une fois là-bas, il a demandé à rester à condition qu’il renonce à sa citoyenneté américaine et de ne jamais revenir. Le ministère de la Justice lui a accordé la permission.

Les trois membres des Cuban 5, qui étaient encore en prison, ont été libérés il y a près d’un an en même temps que Cuba a libéré Alan Gross, un entrepreneur juif américain qui avait été emprisonné pour des activités, qui comprenaient donner une connexion internet à la petite communauté juive de l’île.

Cette photo provient du bureau du compte Twitter du sénateur américain Jeff Flake. Elle montre Alan Gross et son épouse Judith avant de quitter Cuba le 17 décembre, 2014. (Crédit : AFP PHOTO / Jeff Flake / DOCUMENT)
Cette photo provient du bureau du compte Twitter du sénateur américain Jeff Flake. Elle montre Alan Gross et son épouse Judith avant de quitter Cuba le 17 décembre, 2014. (Crédit : AFP PHOTO / Jeff Flake / DOCUMENT)
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