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Pour la 1ère fois, le Prix Sami Rohr récompense un hébréophone et sa traductrice

Le prix est allé à Iddo Gefen, auteur de « Jerusalem Beach » ; pour la commission, les œuvres traduites en anglais ajoutent une nouvelle dimension à la compétition

Iddo Gefen a remporté le prix Sami Rohr 2023 pour la littérature juive. (Crédit : Uri Barkat via JTA)
Iddo Gefen a remporté le prix Sami Rohr 2023 pour la littérature juive. (Crédit : Uri Barkat via JTA)

JTA — Pour la première fois, le prix Sami Rohr de littérature juive a été décerné à l’auteur d’un livre en hébreu et à son traducteur, signe de la volonté de l’organisation du prix d’étendre le prix à des œuvres non anglophones.

C’est Jerusalem Beach, recueil de nouvelles inspirées de l’expérience de l’auteur israélien Iddo Gefen, par ailleurs chercheur en sciences neurocognitives, qui a remporté ce prix, qui alterne œuvres de fiction et non romanesques.

La traductrice de l’ouvrage, Daniella Zamir, a également été la première lauréate du prix de traduction, récompensé à hauteur de 25 % des 100 000 $.

« Le fait d’honorer des œuvres traduites, et pas uniquement en hébreu, parce que l’un de nos finalistes est également l’auteur d’un livre traduit du polonais à l’anglais, confère une nouvelle dimension à ce prix », a déclaré mardi Debra Goldberg, directrice du Prix.

Jusqu’alors décerné en association avec le Jewish Book Council, à New York, ce Prix est aujourd’hui administré par la Bibliothèque nationale d’Israël.

Mais Goldberg souligne que le choix d’une œuvre en hébreu « n’a rien à voir avec notre association avec la bibliothèque. Les deux choses sont indépendantes ».

« Il était important d’élargir la portée du prix et, de manière concomitante et conséquente, la portée de ces livres », a-t-elle déclaré.

Elle a ajouté que le prix ne prendra pas en compte les livres qui n’ont pas fait l’objet d’une traduction en anglais.

Gefen, né en 1992, est doctorant en psychologie cognitive à l’Université Columbia.

À l’Institut Zuckerman des neurosciences, il étudie de quelle manière la narration peut améliorer la compréhension de l’esprit humain.

Selon un critique, les 13 nouvelles de son recueil parlent « des réalités virtuelles, du Moyen-Orient et des confins du système solaire ». Son éditeur qualifie son ouvrage de collection d’« instantanés de la vie contemporaine en Israël », de nature à ravir les fans d’Etgar Keret.

Gefen a été membre de l’Incubateur Littéraire Pardes de la Bibliothèque nationale d’Israël.

Goldberg estime que ce détail « n’a eu aucune influence sur le prix qui lui a été décerné ou que le comité du Prix se soit associé à la Bibliothèque ».

Le prix a été créé en 2006 par la famille du philanthrope juif Sami Rohr et a remis son premier prix en 2007.

Ses précédents lauréats comptent par exemple When They Come for Us, We’ll Be Gone: The Epic Struggle to Save Soviet Jewry de Gal Beckerman et le roman de Francesca Segal, The Innocents.

Etaient finalistes cette année The Lost Shtetl du New-Yorkais Max Gross, I’d Like to Say Sorry, But There’s No One to Say Sorry To de l’écrivain juif polonais Mikołaj Grynberg et The Book of V. d’Anna Solomon, qui vit à Brooklyn.

Les auteurs et traducteurs seront honorés lors d’une cérémonie, le 9 août prochain, à la Bibliothèque nationale d’Israël, à Jérusalem.

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