Priebus : Trump “suspendra” l’immigration de certains pays musulmans
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Priebus : Trump “suspendra” l’immigration de certains pays musulmans

Le futur directeur de cabinet de Trump confirme sa promesse électorale, mais reconnaît qu’il n’est pas “rationnel” de craindre tous les musulmans

Reince Priebus, président du Comité républicain national et futur directeur de cabinet de la Maison Blanche, dans le hall de la Trump Tower à New York, le 11 novembre 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)
Reince Priebus, président du Comité républicain national et futur directeur de cabinet de la Maison Blanche, dans le hall de la Trump Tower à New York, le 11 novembre 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)

Reince Priebus, choisi par le président américain élu Donald Trump pour être son directeur de cabinet, a déclaré dimanche que quand il sera président, Trump va « suspendre » l’immigration en provenance de pays dans lesquels « un terrorisme systématique prend place ».

Pendant l’émission « State of the Union » de CNN, Priebus a été interrogé par l’animateur Jake Tapper sur la politique de l’administration Trump, pour savoir si elle serait celle de « la peur des musulmans est rationnelle », comme l’a déclaré Mike Flynn, choisi par Trump pour être conseiller à la sécurité nationale.

Priebus a répondu que les mots de Flynn n’étaient pas « une déclaration générale pour tout le monde », mais a souligné qu’ « il y a des membres radicaux de cette religion dont il faut s’occuper ».

Priebus a déclaré que la politique de Trump serait que « là où le terrorisme systématique prend place, où des pays […] abritent et forment des terroristes, nous allons suspendre temporairement l’immigration de ce pays ou de cette région jusqu’à ce qu’un meilleur système de contrôle soit mis en place. »

Pressé par Tapper, qui a souligné que bien que « la peur des terroristes islamiques radicaux est rationnelle », Flynn avait affirmé que « la peur de [tous les] musulmans est rationnelle », Priebus a déclaré « qu’il y a des individus au sein de cette religion particulière que nous craignons », mais l’administration Trump ne « croit pas aux tests religieux » ou au « jugement général de toute une religion ».

Il a déclaré qu’il préfèrerait « tenter d’identifier les problèmes et suspendre temporairement [l’autorisation accordée à] ceux de ces régions de venir aux Etats-Unis jusqu’à ce qu’un meilleur système de contrôle soit mis en place. »

Michael Flynn, lieutenant général à la retraite, au premier jour de la Convention nationale républicaine à Cleveland, dans l'Ohio, le 18 juillet 2016. (Crédit : Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)
Michael Flynn, lieutenant général à la retraite, au premier jour de la Convention nationale républicaine à Cleveland, dans l’Ohio, le 18 juillet 2016. (Crédit : Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)

Pendant la campagne électorale, Trump avait appelé à une « interdiction totale et complète de l’entrée des musulmans aux Etats-Unis jusqu’à ce que les représentants de notre pays puissent comprendre ce qu’il se passe », s’attirant de nombreuses critiques, notamment d’élus américains démocrates et républicains.

Suite à l’élection, Trump a tenté de revenir sur certaines de ses remarques dirigées contre les musulmans. Son équipe de campagne aurait contacté plusieurs états arabes, pour les implorer de ne pas tenir compte du discours islamophobe de Trump pendant la campagne.

Dans les jours qui ont suivi l’élection, la déclaration de Trump sur l’interdiction d’entrée sur le territoire américain des musulmans avait temporairement disparu de son site internet, avant de réapparaître. Une porte-parole avait parlé d’une erreur informatique, réfutant les spéculations que Trump, une fois président, adopterait un ton et des politiques plus modérés envers les musulmans.

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