Israël en guerre - Jour 527

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Projet d’attaque contre l’ambassade d’Israël en Belgique: procès requis contre 3 ados et une ex-source de la DGSI

Ces suspects, nés en Russie ou en France, auraient envisagé, entre 2022 et août 2023, de faire exploser un camion contre le bâtiment de la mission israélienne à Bruxelles

Le Palais de Justice de Bruxelles, en 2009. (Crédit : Martin Mycielski / CC BY-SA 3.0)
Le Palais de Justice de Bruxelles, en 2009. (Crédit : Martin Mycielski / CC BY-SA 3.0)

Le parquet antiterroriste a requis le renvoi devant un tribunal à Paris de trois adolescents et de la soeur aînée de l’un d’eux, ancienne source des renseignements intérieurs français, soupçonnés d’avoir voulu s’en prendre à l’ambassade israélienne en Belgique.

Ces jeunes hommes, nés en Russie ou en France, sont soupçonnés d’avoir envisagé, entre 2022 et août 2023, de faire exploser un camion contre le bâtiment de la représentation diplomatique israélienne à Bruxelles, d’après les réquisitions du parquet national antiterroriste (Pnat) datées du 11 février et dont l’AFP a eu connaissance jeudi.

Les investigations, confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ont mis au jour des « objectifs précis » définis par ces adolescents sur « divers groupes conspiratifs » en ligne, selon le Pnat.

L’un se chargeait « de rechercher des armes et de participer à la confection d’explosifs », un deuxième faisait « des recherches sur la localisation du poste diplomatique et le personnel de l’ambassade » et un troisième « devait favoriser la fuite des assaillants à destination de la région du Caucase » grâce à « ses contacts sur zone ».

Le Pnat a requis pour ces suspects, aujourd’hui âgés de 17 ans, une comparution devant le tribunal pour enfants. Il revient désormais au magistrat instructeur de décider de la tenue d’un procès ou non.

« Mon client avait 15 ans (à l’époque des faits, NDLR). Comment aurait-il pu organiser une fuite vers le Caucase ? Il n’avait même pas le permis », a estimé l’une des avocates des adolescents, Jennifer Cambla, contactée par l’AFP.

« Il a pu avoir des comportements d’une personne radicalisée, en consultant des sites jihadistes, ce qui est interdit, mais il est très loin d’avoir projeté un attentat », a-t-elle assuré, ajoutant que son suivi par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), depuis sa mise en examen en septembre 2023, avait été « très positif ».

Dans ces dossiers d’association de malfaiteurs terroriste impliquant des mineurs, leur désir « d’appartenance » à une communauté en raison de leur jeune âge et de leur esprit « encore en formation » doit être pris en considération, a prévenu Me Cambla.

« Il y a lieu de modérer les crimes qui sont reprochés », a estimé auprès de l’AFP Alexandra Hawrylyszyn, autre avocate en défense, soulignant le « traitement relativement rapide de cette procédure ».

Radiée de la DGSI

En 2023 en Indre-et-Loire, deux adolescents « se font remarquer » au collège pour leurs propos radicaux.

En avril de la même année, des policiers sont alertés par des passants de détonations dans un parc de la ville. Parmi des jeunes présents figurent les deux adolescents radicalisés en possession de « bouteilles d’acide chlorhydrique » renfermant du « papier d’aluminium », ce qui sert à la composition d’engins explosifs, précise le Pnat.

L’exploitation de leurs téléphones ou de leurs consoles vidéos, saisis lors de visites domiciliaires, révèle des conversations violentes, des photographies où ils se mettent en scène armés, des recherches sur les armes ou sur l’ambassade d’Israël en Belgique. Le Pnat relève également un fort goût pour les jeux vidéos de massacres.

Les investigations mènent aussi à un troisième adolescent, participant aux discussions.

Puis à la soeur aînée de l’un des suspects, accusée de leur avoir transmis une recette pour fabriquer de l’explosif, et contre laquelle le Pnat requiert un procès devant le tribunal correctionnel.

Cette femme, âgée de 21 ans aujourd’hui, a la particularité d’avoir été recrutée comme source de la DGSI en avril 2022, avant d’être « radiée » en raison de « soupçons de radicalisation » en novembre de la même année, selon les réquisitions.

Devant les enquêteurs, elle s’est défendue d’avoir radicalisé son petit frère, soulignant qu’elle avait elle-même signalé son comportement à son collège.

« L’instruction a pu démontrer qu’elle était étrangère au projet criminel », a affirmé Souleymen Rakrouki, son avocat.

En Belgique, un autre adolescent avait aussi été interpellé en juin 2023 en lien avec ce dossier, et placé dans un centre fermé.

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