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Qaraqe : des négociations pour mettre fin à la grève de la faim des prisonniers sont possibles

Le ministre des Prisonniers de l’AP affirme qu’il y a des signes indiquant qu’Israël pourrait bientôt mener des négociations avec les grévistes

Issa Qaraqe, ministre de l'Autorité palestinienne, pendant une conférence de presse sur la grève de la faim des prisonniers palestiniens à Ramallah, en Cisjordanie, le 19 avril 2017. (Crédit : Abbas Momani/AFP)
Issa Qaraqe, ministre de l'Autorité palestinienne, pendant une conférence de presse sur la grève de la faim des prisonniers palestiniens à Ramallah, en Cisjordanie, le 19 avril 2017. (Crédit : Abbas Momani/AFP)

Les prisonniers palestiniens qui sont en grève de la faim pourraient bientôt négocier avec les autorités pénitentiaires israéliennes pour mettre fin à leur protestation, qui a commencé il y a 25 jours, a annoncé vendredi le ministre des Affaires pénitentiaires de l’Autorité palestinienne, Issa Qaraqe.

Qaraqe a précisé qu’il y avait des signes indiquant que les négociations pourraient être imminentes, mais n’a pas donné plus d’information.

Le service des prisons d’Israël n’a pas commenté cette affirmation mais les responsables israéliens ont longtemps rejeté la perspective de négocier les conditions d’emprisonnement des grévistes.

Des centaines de prisonniers sécuritaires palestiniens ont commencé une grève de la faim dans les prisons israéliennes depuis le 17 avril.

Les autorités israéliennes ont indiqué que 894 prisonniers palestiniens mènent cette grève de la faim, tandis que les responsables palestiniens de leur côté affirment que le chiffre s’élève à plus de 1 000 prisonniers.

Les grévistes de la faim ont publié une liste de demandes comprenant de meilleurs services médicaux, des visites familiales et des conditions de détention plus dignes. Mais Israël a promis de ne pas négocier avec les grévistes de la faim. Le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan, les a qualifiés de « terroristes et d’assassins incarcérés ».

Israël affirme que les conditions des détenus respectent toutes les normes internationales.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a rendu visite jeudi au chef qui a lancé la grève de la faim, le terroriste Marwan Barghouti, une personne particulièrement populaire auprès des Palestiniens, pour la première fois depuis le début de la grève. Barghouti purge une peine d’emprisonnement à perpétuité pour son rôle dans plusieurs attaques terroristes mortelles pendant la deuxième intifada palestinienne.

Le porte-parole du CICR n’a pas été en mesure de donner des précisions sur son état de santé « conformément aux principes du secret médical ».

Plus tôt cette semaine, Israël a publié des images qui, selon Israël, montraient que Barghouti avait rompu son jeûne dans sa cellule. Sa femme, Fadwa, a rejeté les images en affirmant qu’elles étaient fausses. Pour elle, ses images étaient « destinées à briser le moral des prisonniers ». Avocate de profession, elle a également appelé le pape à intervenir.

Certains voient cette grève de la faim comme une manœuvre politique stratégique menée par Barghouti, qui souhaiterait faire la preuve de son influence dans les rues palestiniennes avant de tenter de prendre la succession du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

« Nous entrons dans une période extrêmement critique » pour les grévistes de la faim, a déclaré Qadura Fares, le responsable du Club des prisonniers palestiniens, lors d’un rassemblement à Ramallah.

« Un grand nombre de prisonniers ne peuvent plus bouger de leurs lits ou s’occuper de leurs besoins primaires ».

L’AFP a contribué à cet article.

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