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Raam dépose sa liste, Mansour Abbas se dit favorable au « partenariat politique »

Le député et chef de liste de Raam a également invité la population arabe israélienne à voter en plus grand nombre, au scrutin de novembre

Carrie Keller-Lynn est la correspondante politique et juridique du Times of Israël.

Le chef du parti Raam, le député  Mansour Abbas, s'exprime lors d'une conférence à l'université Reichman à Herzliya, le 17 mai 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Le chef du parti Raam, le député Mansour Abbas, s'exprime lors d'une conférence à l'université Reichman à Herzliya, le 17 mai 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Mansour Abbas a déclaré jeudi que son parti Raam souhaitait prolonger le « partenariat politique » après les élections de novembre et encouragé la population arabe israélienne à se rendre aux urnes en plus grand nombre.

« Nous avons l’intention de continuer sur la voie du partenariat politique dans le cadre de la prochaine Knesset », a déclaré Abbas au moment de déposer la liste des candidats de son parti islamiste à la Commission électorale centrale.

« Personne ne nous fera dévier » de cette voie, a-t-il ajouté. Il est probable que Raam tente de faire partie de la prochaine coalition, quel qu’en soit son chef.

Abbas a également évoqué l’une des questions phares de cette élection : le taux de participation électorale de la communauté arabe, estimé à un niveau historiquement bas.

Abbas a encouragé les électeurs arabes à faire entendre leur voix en novembre, allant même jusqu’à les inciter à voter pour la Liste arabe unie, à majorité arabe.

Raam a rompu avec la Liste arabe unie en 2021 afin de se présenter sous sa propre étiquette aux élections, au mois de mars suivant. Il est ensuite devenu le tout premier parti arabe indépendant à faire partie d’une coalition.

La Liste arabe unie s’en est prise à Raam, auquel elle reproche sa participation à la politique israélienne avant l’émergence d’un mouvement tangible envers les aspirations nationales palestiniennes et la réalisation d’une parité pleine et entière au sein de l’État.

Lorsqu’un journaliste lui a demandé si les membres de Raam – en particulier le député Walid Taha – avaient changé d’avis sur les questions anti-LGBT, Abbas a botté en touche.

« Il s’agit d’une question proprement religieuse, pas humaniste », a-t-il assuré.

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