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Rencontre « historique » en Israël entre les USA, les Émirats, Bahreïn et le Maroc

À l'invitation du ministre des Affaires étrangères Yaïr Lapid, ce dimanche et lundi, un sommet diplomatique "historique" se tiendra en Israël

De gauche à droite : Le ministre des Affaires étrangères israélien Yair Lapid, le secrétaire d'État américain Antony Blinken et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed Al Nahyan lors d'une conférence de presse à Washington, le 13 octobre 2021. (Crédit : GPO)
De gauche à droite : Le ministre des Affaires étrangères israélien Yair Lapid, le secrétaire d'État américain Antony Blinken et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed Al Nahyan lors d'une conférence de presse à Washington, le 13 octobre 2021. (Crédit : GPO)

Israël a annoncé ce vendredi la tenue d’une rencontre « historique » à l’occasion de la visite prévue du secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, avec les Émirats arabes unis, le Maroc et Bahreïn, trois pays arabes ayant récemment normalisé leurs relations avec l’État hébreu.

« À l’invitation du ministre des Affaires étrangères Yaïr Lapid, ce dimanche et lundi, un sommet diplomatique historique se tiendra en Israël », a indiqué son bureau dans un court communiqué.

« Le secrétaire d’État américain et les ministres des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, du Maroc et de Bahreïn arriveront en Israël pour une série de rencontres diplomatiques », est-il précisé.

Les Émirats arabes unis et Bahreïn ont été les premiers pays arabes du Golfe à normaliser publiquement leurs relations avec Israël en septembre 2020, sous l’impulsion de Donald Trump, alors président des États-Unis.

Le Maroc et le Soudan ont ensuite établi des accords similaires.

Cette rencontre, dont on ne sait pas dans l’immédiat où elle se tiendra en Israël, est organisée à l’occasion d’une tournée dans la région du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, qui doit débuter samedi.

Ce déplacement a pour première étape Israël et la Cisjordanie, où il doit aborder des questions relatives à l’Iran et au conflit israélo-palestinien.

Il doit aussi « intensifier les efforts » face à l’invasion russe en Ukraine, a annoncé jeudi le département d’État, alors qu’Israël a opté pour une position prudente dans ce conflit et que l’Autorité palestinienne ne s’est pas prononcée clairement.

M. Blinken s’entretiendra d’abord avec le Premier ministre israélien Naftali Bennett, qui s’est proposé comme médiateur entre Moscou et Kiev.

Puis le secrétaire d’État rencontrera le dirigeant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Ramallah.

M. Blinken avait déjà rencontré M. Abbas l’an dernier et affirmé qu’après des années de divorce sous l’ère Trump, Washington voulait « reconstruire » sa relation avec les Palestiniens, tout en reconnaissant à Israël le « droit » de se défendre.

À l’annonce des accords de normalisation, les Palestiniens avaient dénoncé un « coup de poignard dans le dos » et une trahison du « consensus arabe » faisant du règlement du conflit israélo-palestinien la condition sine qua non à la normalisation des relations avec l’État hébreu.

Le chef de la diplomatie américaine doit également se rendre au Maroc et en Algérie, deux pays traversant une période de tensions.

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