Rencontre inédite entre un ministre israélien et son homologue bahreïni
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Rencontre inédite entre un ministre israélien et son homologue bahreïni

Le Bahreïn a aussi indiqué qu'il allait organiser une conférence sur la sécurité maritime et aérienne et sur les moyens de faire face à la "menace iranienne"

Israel Katz participe à une réunion de cabinet au Bureau du premier ministre à Jérusalem le 17 février 2019. (Sebastian Scheiner/Pool/AFP)
Israel Katz participe à une réunion de cabinet au Bureau du premier ministre à Jérusalem le 17 février 2019. (Sebastian Scheiner/Pool/AFP)

Le ministre israélien des Affaires étrangères a annoncé jeudi avoir publiquement rencontré son homologue bahreïni à Washington, une première entre les deux Etats qui n’entretiennent officiellement pas de relations diplomatiques.

« Hier, j’ai rencontré publiquement le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn », Cheikh Khaled ben Ahmed Al-Khalifa, a déclaré dans un tweet le ministre des Affaires étrangères israélien Israël Katz.

Faisant référence à Benjamin Netanyahu, il a ajouté : « Je continuerai à travailler avec le Premier ministre israélien pour faire avancer les relations entre Israël et les pays du Golfe. »

Sur une photo qui accompagne le tweet, les deux ministres apparaissent côte à côte et souriants.

Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères israélien, « la rencontre a été coordonnée en coulisses par le département d’État américain dans le cadre d’une conférence sur la liberté religieuse organisée à Washington par le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo ».

Les deux ministres « ont abordé le sujet de l’Iran et des menaces régionales ainsi que la coopération entre les Etats et ont convenu de poursuivre sur cette voie », indique le communiqué.

En juin, Cheikh Khaled ben Ahmed Al-Khalifa, dont le pays, comme les autres Etats du Golfe, n’a pas de relations diplomatiques avec Israël, avait accordé une interview exceptionnelle au correspondant d’une chaîne de télévision israélienne à l’occasion de la conférence de Manama, capitale de Bahreïn, au cours de laquelle a été présenté le volet économique d’un plan américain visant à régler le conflit israélo-palestinien.

Il avait déclaré qu’Israël faisait partie de « l’héritage de cette région historiquement » et que « le peuple juif a une place parmi nous ».

Les Etats arabes du Golfe partagent avec Israël une hostilité envers l’Iran, accusé de vouloir étendre son influence dans la région et de chercher à se doter de l’arme nucléaire.

En pleine tension entre Téhéran et Washington, exacerbée par des incidents impliquant des pétroliers dans le Golfe, un média officiel bahreïni, l’agence de presse BNA, a annoncé jeudi que l’archipel, qui accueille la cinquième flotte américaine, allait organiser une conférence sur la sécurité maritime et aérienne et sur les moyens de faire face à la « menace iranienne », sans préciser la date de cette conférence.

La réunion visera à renforcer la « sécurité et la stabilité » dans la région et sera co-organisée avec les Etats-Unis et la Pologne.

L’annonce de Bahreïn intervient le jour de l’annonce par les Etats-Unis de la destruction d’un drone iranien au-dessus du détroit d’Ormuz car il s’approchait selon eux d’un navire américain.

Le chef du commandement central américain, Kenneth McKenzie, s’est engagé de son côté jeudi à agir « énergiquement » pour assurer la sécurité du transport maritime dans le Golfe, lors d’une visite en Arabie saoudite.

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