Israël en guerre - Jour 200

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Reprenant l’avertissement de Herzog, Nasrallah déclare qu’Israël est en péril

Selon le chef du Hezbollah, le gouvernement "insensé" de Netanyahu alimente les conflits internes avec sa refonte judiciaire en plus d'enflammer le conflit avec les Palestiniens

Des partisans du Hezbollah assistant à un discours télévisé du chef du groupe terroriste libanais, Hassan Nasrallah, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 16 février 2023. (Crédit : Anwar Amro/AFP)
Des partisans du Hezbollah assistant à un discours télévisé du chef du groupe terroriste libanais, Hassan Nasrallah, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 16 février 2023. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Le chef du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s’est réjoui jeudi des troubles internes en Israël provoqués par les projets du gouvernement de remanier radicalement le système judiciaire.

Nasrallah a allègrement cité le président Isaac Herzog, qui a averti dimanche qu’Israël risquait d’être déchiré si le gouvernement et l’opposition ne parvenaient pas à engager un dialogue pour trouver un compromis.

Le leader du terrorisme libanais a également mis en avant les anciens Premiers ministres qui se sont prononcés contre les projets de la coalition, notamment Yaïr Lapid, Naftali Bennett, Ehud Olmert et Ehud Barak.

« Pour la première fois depuis la création d’Israël, nous entendons des discours du président de l’État et des anciens Premiers ministres Lapid, Bennett, Olmert et Barak, ainsi que des anciens ministres de la Défense et des généraux qui parlent de guerre civile et de bain de sang et disent qu’il n’y a pas de solution aux défis posés par le nouveau gouvernement », a déclaré Nasrallah dans un discours télévisé diffusé depuis un bunker au Liban.

Les propositions visant à restreindre de manière significative le pouvoir de la Haute Cour de justice ont suscité une réaction négative importante, notamment des manifestations de masse contre ces mesures. Lundi, au moins 70 000 personnes ont manifesté devant la Knesset à Jérusalem alors que les députés avançaient les premiers projets de loi de la réforme du système judiciaire soutenue par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Plusieurs députés de l’opposition, d’anciens politiciens et des militants ont averti que le remaniement pourrait conduire à une guerre civil. Les deux parties se sont toutefois prononcées contre la violence.

Lors de la manifestation de lundi, Olmert a déclaré « nous sommes confrontés à une véritable lutte », ce qui a suscité une plainte de la police pour incitation de la part du parti de Netanyahu, le Likud.

Herzog a appelé les parties à dialoguer et à accepter sa proposition de compromis afin d’éviter tout nouveau conflit. Tant la coalition que l’opposition se disent prêtes à négocier, mais l’opposition insiste pour que le projet de refonte du ministre de la Justice Yariv Levin soit d’abord mis en attente.

Citant l’adresse à la nation de Herzog, diffusé à une heure de grande écoute, Nasrallah a déclaré que « nous sommes tous préoccupés par le sort d’Israël. L’absence de dialogue nous déchire de l’intérieur ».

Le chef du Hezbollah a souligné la rhétorique extrémiste que les leaders d’opinion en Israël ont utilisée pour discuter des plans du gouvernement.

« En quels termes parlent-ils ? Ils parlent d’une guerre civile à venir. Ils parlent du fait qu’il n’y a pas de solution aux nouveaux défis posés par le gouvernement Netanyahu si ce n’est un bain de sang. Un ancien commandant de l’armée de l’Air a menacé de tuer Netanyahu », a déclaré Nasrallah.

De droite à gauche: Naïm Qassem, le chef adjoint du groupe militant chiite libanais Hezbollah, le ministre des Finances Ali Hassan Khalil, le religieux chiite libanais et haut responsable du Hezbollah Hashim Safi al-Din et le Grand Mufti Jaafari Ahmad Qabalan, assistant à un discours télévisé du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 16 février 2023. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Il semblait faire référence à Zeev Raz, un ancien pilote de l’armée de l’Air qui a participé à la célèbre mission de 1981 visant à bombarder un réacteur nucléaire irakien et célèbre militant anti-gouvernement qui, dans une récente publication sur Facebook, semblait justifier l’assassinat potentiel de Netanyahu. Raz a ensuite supprimé le message et présenté ses excuses.

Nasrallah a affirmé que les efforts du gouvernement ont conduit les Israéliens à quitter le pays « pour retourner dans les pays d’où ils viennent ». Une poignée d’entreprises de premier plan ont retiré leurs fonds d’Israël en raison des craintes suscitées par le projet de refonte. Il n’y a, cependant, pas eu de mouvement d’Israéliens annonçant qu’ils quittaient le pays.

Nasrallah a déclaré que le gouvernement « insensé » de Netanyahu pousse simultanément deux « conflits majeurs » – le premier étant un conflit interne basé sur les projets de refonte judiciaire, et le second étant le conflit avec les Palestiniens, qui, selon lui, « s’étendra à toute la région ».

Le chef du Hezbollah a déclaré qu’Israël représentait la plus grande menace pour la région, mais que, « si Dieu le veut, il n’atteindra pas son 80e anniversaire. » Israël fêtera son 75e anniversaire au mois de  mai.

Dans son discours, Nasrallah a également menacé d’empêcher Israël de forer dans le champ gazier de Karish s’il y a « la moindre tergiversation » dans l’extraction du gaz des eaux libanaises par les compagnies pétrolières internationales pour le compte de Beyrouth.

Bien qu’ils n’aient pas de relations diplomatiques officielles, Israël et le Liban ont signé en octobre dernier un accord maritime qui permettra l’extraction du gaz du champ de Karish.

Cet accord, dont le Liban espère qu’il contribuera à le sortir de sa crise économique dévastatrice, vise à mettre fin à un différend de longue date portant sur quelque 860 kilomètres carrés de la mer Méditerranée, couvrant les champs gaziers israéliens de Karish et libanais de Qana.

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