Rivlin soutient le projet d’expulsion des migrants
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Rivlin soutient le projet d’expulsion des migrants

Le président israélien a déclaré que le pays avait des devoirs envers son peuple qui passent, avant son devoir moral envers les réfugiés

Le président israélien Reuven Rivlin à a conférence des ambassadeurs et des chefs de missions diplomatiques, à Jérusalem, le 8 février 2018. (Crédit : Mark Neiman / GPO)
Le président israélien Reuven Rivlin à a conférence des ambassadeurs et des chefs de missions diplomatiques, à Jérusalem, le 8 février 2018. (Crédit : Mark Neiman / GPO)

Lors de la conférence des ambassadeurs et des chefs de missions diplomatiques en Asie, en Afrique et en Amérique latine, le président Reuven Rivlin a remercié jeudi les diplomates pour leur contribution à l’État d’Israël.

Le directeur-général du ministère des Affaires étrangères était également présent.

Dans son discours, le président a déclaré que « les programmes internationaux, diplomatiques et économiques sont étroitement liés, et pas seulement complémentaires, mais interdépendants ».

« Il est impératif que nous travaillions à établir une diplomatie qui va à la recherche de nouvelles opportunités et de nouveaux marchés pour l’économie israélienne. C’est une tâche ardue, mais le bénéfice pour la nation est d’autant plus grand, et je vous remercie du plus profond de mon cœur de votre contribution à la sécurité d’Israël, à sa posture et à son bien-être. »

Durant le meeting, le président a été interrogé sur la question de l’expulsion des migrants illégaux. Il a répondu en indiquant qu’en tant « qu’êtres humains et en tant que peuple moral, nous savons avoir la main tendue vers les réfugiés ».

Il a ajouté se souvenir de la décision prise par le Premier ministre de l’époque, Menachem Begin, de tendre la main aux réfugiés vietnamiens.

Réfugiés nouvellement arrivés du Vietnam dans un bus de l’aéroport Ben Gurion, le 26 juin 1977 (Moshe Milner/GPO)

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« Le devoir envers les réfugiés est un devoir moral de la plus haute importance. Si nous voulons être une lumière pour les nations, nous devons y être dévoués. Même au début [de notre histoire], quand nous avons commencé à intégrer de nombreuses personnes qui venaient en Israël, je pensais que nous devions clarifier et certifier qui était réfugié et qui ne l’était pas, pour gérer le problème sans réserve. »

« De nombreuses personnes sont alors venues trouver refuge dans notre pays, certaines parce qu’on leur avait dit qu’Israël les recevrait et ne les rejetterait pas. Cela a posé problème pour les membres de notre peuple qui avaient besoin d’aide, pour nos citoyens, dans notre pays, et dans un système qui porte le poids de groupes spécifiques au sein de l’État d’Israël, et qui était surexploité par ces réfugiés, comme au sud de Tel Aviv, comme à Eilat, et ailleurs dans le pays. »

Il a poursuivi : « à l’époque, nous ne savions pas discerner une personne qui était réfugiée d’une personne qui ne l’était pas. Depuis quelques années, nous devons attraper le taureau par les cornes et comprendre que les personnes nécessiteuses au sein de notre peuple passent avant les pauvres d’ailleurs, en parallèle de notre devoir envers chaque réfugié. En premier lieu, nous devons prendre en charge notre peuple, nos citoyens. »

« Je pense que les décisions prises par le gouvernement, chacune dans sa direction et dans sa logique, et sont porteuses de sens et de logique, même quand cela n’en a pas l’air. Les années ont passé et aujourd’hui, nous avons stabilisé la situation. Nous avons réussi à fermer la barrière, alors étudions les solutions qui ont été trouvées. »

Il a expliqué s’être entretenu avec le directeur-général du ministère des Affaires étrangères à plusieurs reprises, parfois en compagnie d’autres responsables, et a assuré que toutes les critiques ont été entendues.

« Nous devons penser à ce que nous faisons à ceux qui sont nés ici en Israël, qui ne parlent rien d’autre que l’hébreu, dont les amis sont à l’école avec eux. Certains veulent et aspirent à servir dans l’armée israélienne », a assuré le président aux diplomates.

« Nous avons conscience de toutes les questions, et les décideurs prendront des décisions que vous pourrez expliquer au monde. À ce jour, à chaque rencontre avec des étrangers, avec les Nations unies, ce que j’ai rencontré ont fait part de leur admiration pour la patience et la tolérance dont fait preuve l’État d’Israël au sujet des réfugiés. Nous ne devons pas seulement avoir raison, nous devons être sages et humains. »

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