Rubio appelle à un cessez-le-feu humanitaire au Soudan
"Nous espérons faire des progrès dans ce domaine, mais nous savons qu'il faudra que des acteurs extérieurs utilisent leur influence pour y parvenir", a déclaré le secrétaire d'État américain

Vendredi, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré que la nouvelle année offrait une chance d’instaurer une trêve humanitaire au Soudan, ravagée par la guerre, et a exhorté les pays étrangers à exercer leur influence.
« Nous concentrons 99 % de nos efforts sur cette trêve humanitaire et sur sa mise en place dès que possible », a affirmé Rubio lors d’une conférence de presse.
« Nous pensons que la nouvelle année et les fêtes de fin d’année qui approchent constituent une excellente occasion pour les deux parties de s’accorder sur ce point, et nous exerçons une pression considérable en ce sens », a-t-il ajouté.
Le troisième plus grand pays d’Afrique est ensanglanté depuis avril 2023 par une lutte pour le pouvoir opposant l’armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), tous accusés d’exactions.
Selon l’ONU, la guerre a provoqué la pire crise humanitaire au monde.
Rubio a relevé que les deux parties avaient violé leurs engagements, s’alarmant des nouvelles informations faisant état d’attaques contre des convois humanitaires.
« Ce qui se passe là-bas est horrible. C’est atroce », a-t-il dit.
« Un jour, la vérité sur ce qui s’est réellement passé là-bas sera connue, et toutes les personnes impliquées seront discréditées. »
Les Émirats arabes unis, alliés des États-Unis, sont particulièrement accusés par les ONG de soutenir financièrement et militairement les paramilitaires.
Le chef de la diplomatie américaine, qui s’est entretenu à plusieurs reprises récemment avec des responsables émiratis, n’a cité aucun pays nommément vendredi mais il a souligné que les parties belligérantes au Soudan dépendaient d’armes provenant de l’extérieur.
« Quelqu’un autorise leur importation et quelqu’un les expédie effectivement. Nous avons donc eu des discussions appropriées avec toutes les parties à ce conflit », a-t-il déclaré.
« Nous espérons faire des progrès dans ce domaine, mais nous savons qu’il faudra que des acteurs extérieurs utilisent leur influence pour y parvenir », a insisté Rubio.







