Saar : Si je suis élu à la tête du Likud, je ferai nommer Netanyahu président
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Saar : Si je suis élu à la tête du Likud, je ferai nommer Netanyahu président

Le challenger du Premier ministre déclare qu'il aimerait le voir continuer à mettre ses talents de diplomate au service d'Israël ; celui-ci refuse

Le député du Likud Gideon Saar lance sa campagne pour les prochaines primaires pour la présidence du Likud avant les élections à la Knesset, à Or Yehuda, le 16 décembre 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)
Le député du Likud Gideon Saar lance sa campagne pour les prochaines primaires pour la présidence du Likud avant les élections à la Knesset, à Or Yehuda, le 16 décembre 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)

Trois jours avant que les électeurs du Likud choisissent entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son rival, le député Gideon Saar, pour diriger le parti lors des prochaines élections, M. Saar a déclaré lundi que, s’il était élu, il souhaiterait nommer le Premier ministre président.

« Si vous me donnez le pouvoir jeudi… et que je suis choisi comme président du Likud, je demanderai à ce que le Premier ministre Benjamin Netanyahu soit élu prochain président d’Israël lors des élections prévues dans un an et demi », a déclaré Saar à ses partisans lors d’un rassemblement.

De cette manière, a dit Saar, Netanyahu « pourra continuer à contribuer, grâce à ses talents de diplomate international, au statut d’Israël dans le monde ».

Le mandat de sept ans du président Reuven Rivlin en tant que 10e président de l’État juif doit prendre fin en juillet 2021. Les présidents israéliens sont choisis par les députés de la Knesset.

Saar a ensuite fait l’éloge de Netanyahu comme étant « sans aucun doute l’un des plus grands hommes d’État du monde ».

« Mais nous nous sommes retrouvés dans une situation très pénible pour nous tous », a-t-il dit, en référence à l’échec du Premier ministre à former un gouvernement après deux élections consécutives cette année. « Le pays étant dans l’impasse depuis un an, il faut en tirer des conclusions. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a plus tard rejeté la proposition Gideon Saar.

« La manœuvre de Saar prouve malheureusement qu’il s’est aligné à la gauche et aux médias pour l’empêcher de diriger le pays », a déclaré l’équipe de campagne de Netanyahu. « L’heure n’est pas à la division pour le Likud, c’est le moment de s’unir autour de Netanyahu. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige la réunion hebdomadaire du cabinet, au Bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 22 décembre 2019. (Marc Israel Sellem/POOL)

Saar a peu de chances de battre Netanyahu lors de la primaire de jeudi, bien qu’il représente le plus grand défi pour le Premier ministre depuis des années au sein de son propre parti.

Sa candidature repose sur l’échec de Netanyahu à former une coalition après les deux élections de cette année, en avril et en septembre, et sur le fait que le Premier ministre est accusé de corruption dans trois affaires criminelles.

Les accusations portées contre Netanyahu, qui nie avoir commis des irrégularités, ont été une pomme de discorde majeure dans les pourparlers d’unité entre le Likud et le parti rival Kakhol lavan après les élections de septembre qui, comme celles d’avril, ont laissé les deux partis sans majorité avec leurs alliés respectifs.

Compte tenu des circonstances, Saar s’est décrit comme étant beaucoup mieux placé pour former un gouvernement suite au scrutin du 2 mars.

Les tensions au sein du parti ont été fortes ces derniers jours avant la course à la direction, les partisans de Saar affirmant la semaine dernière que des milliers d’électeurs potentiels de Saar avaient été purgés des listes du parti avant les primaires, une affirmation que les responsables du parti ont démentie.

La candidature de Saar a été critiquée par les alliés de Netanyahu comme étant déloyale et déstabilisante pour le parti à un moment où l’unité s’avère nécessaire.

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