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Samuel Sandler envisage de porter plainte contre Jean-Luc Mélenchon

L'homme, dont le fils et les petits-enfants ont été tués à Toulouse en 2012, voit les propos du député comme "un soutien subliminal au terrorisme et à l’islam radical"

Samuel Sandler. (Crédit : Capture d’écran YouTube)
Samuel Sandler. (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Samuel Sandler, dont le fils Jonathan et les petits-enfants Gabriel, 3 ans, et Aryeh, 6 ans, ont été tués dans l’attentat contre l’école Ozar Hatorah à Toulouse en 2012, envisage de déposer plainte contre Jean-Luc Mélenchon après des propos de ce dernier qui ont provoqué l’indignation générale, a prévenu lundi sur Twitter Me Patrick Klugman, avocat de Samuel Sandler. Ils ont menacé de saisir la justice si le député de la France Insoumise ne retirait pas ses propos.

L’avocat a affirmé que son client avait reçu l’intervention de Jean-Luc Mélenchon « comme un crachat sur la tombe de sa famille ».

Ce lundi sur Europe 1, Samuel Sandler a expliqué que la déclaration de Jean-Luc Mélenchon était « très dure pour les victimes ».

« On a déjà la tristesse d’avoir perdu des êtres chers, et en plus on mélange ça avec de la politique qui n’a rien à voir. On souffre assez de ce qu’il s’est passé. Mon petit-fils Gabriel avait 3 ans, Aryeh 5 ans. C’était effroyable. L’assassin ne s’intéressait qu’aux enfants. Mon fils les a protégés, il est allé au devant. Et maintenant, on nous dit que c’est un complot ? C’est inacceptable. »

L’homme, qui intervient régulièrement dans des établissements scolaires lors de séances d’information et de prévention contre la radicalisation, ajoute que ces propos, qu’il voit comme « un soutien subliminal au terrorisme et à l’islam radical », « sont à l’opposé de toutes [ses] initiatives depuis quelques années ».

Dimanche, dans l’émission « Questions politiques » (France Inter/Le Monde/Franceinfo), Jean-Luc Mélenchon a d’abord souhaité qu’Emmanuel Macron « se représente », car « on aura de quoi dire » sur son « bilan », avant de juger que « sinon, on nous sort un autre petit Macron du chapeau », « invent(é) » par « le système ».

« Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre », a-t-il poursuivi en évoquant notamment « Merah en 2012 », l’auteur jihadiste des tueries de Toulouse et de Montauban.

De nombreux internautes, personnalités, responsables politiques, associatifs et autres, ont eux aussi dénoncé les propos de Mélenchon.

Latifa Ibn Ziaten, dont le fils militaire a été tué par Mohammed Merad, les a jugés dimanche « inadmissibles », dans un tweet relayé notamment par le premier secrétaire du PS Olivier Faure.

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