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Sanctions : Bolton veut une « pression maximum » sur l’Iran

Après une première série de sanctions en août, Washington a rétabli début novembre de nouvelles mesures contre les secteurs pétrolier et financier iraniens

Le conseiller à la sécurité nationale John Bolton à une conférence de presse à Moscou, en Russie, le 23 octobre 2018. (Crédit : AP/Alexander Zemlianichenko)
Le conseiller à la sécurité nationale John Bolton à une conférence de presse à Moscou, en Russie, le 23 octobre 2018. (Crédit : AP/Alexander Zemlianichenko)

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, s’est engagé mardi à exercer « une pression maximum » sur l’Iran une semaine après une nouvelle vague de sanctions américaines.

« Nous considérons que le gouvernement subit une vraie pression et notre intention est d’exercer une pression très forte sur eux » et même « une pression maximum », a-t-il déclaré à Singapour avant l’ouverture du sommet annuel de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean).

« Nous allons aussi augmenter significativement l’application des sanctions », a-t-il prévenu.

Après une première série de sanctions en août, Washington a rétabli début novembre de nouvelles mesures contre les secteurs pétrolier et financier iraniens.

Ces sanctions avaient été levées après la signature de l’accord sur le nucléaire iranien en 2015, dont le président américain Donald Trump s’est retiré unilatéralement en mai.

Les inspecteurs internationaux ont affirmé à maintes reprises que Téhéran respectait ses engagements en la matière.

Les autres signataires de l’accord de 2015 (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Chine et Russie) ont critiqué ces sanctions, tout en étant contraints de les appliquer. Il se sont engagés à tout faire pour préserver l’accord et pour que l’Iran ne le quitte pas à son tour.

« Il n’y a pas de doute que l’Iran a déjà essayé de trouver des moyens d’échapper aux sanctions, en particulier pour le pétrole et les marchés financiers », a noté John Bolton.

« La plupart des pays d’Europe sont passés par une phase de déni et de colère mais beaucoup d’entre eux ont accepté qu’on est sorti de cet accord » à présent. Et « d’autres arrivent à cette conclusion », a-t-il assuré.

Donald Trump est persuadé que la pression économique forcera les Iraniens à accepter ses conditions à un nouvel accord permanent sur le nucléaire, le texte de 2015 n’ayant posé des conditions que pour 10 ou 15 ans.

Le Fonds monétaire international (FMI) a prédit que l’économie de l’Iran se contracterait de -1,6 % cette année et -3,6 % en 2019 sous l’impact des sanctions.

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