Sans mention d’Israël ni du Hamas, Trudeau veut « éclaircir la situation à Gaza »
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Sans mention d’Israël ni du Hamas, Trudeau veut « éclaircir la situation à Gaza »

Le Premier ministre canadien a fustigé l'usage de tirs réels et appelle à une enquête indépendante

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau parle à des journaliste de l'AFP à Ottawa, le 9 mai 2018. (Crédit : AFP/Lars Hagberg)
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau parle à des journaliste de l'AFP à Ottawa, le 9 mai 2018. (Crédit : AFP/Lars Hagberg)

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a dit mercredi qu’il « déplore et est très préoccupé » par les affrontements meurtriers à la frontière avec Gaza et a demandé une « enquête indépendante ».

Le chef du gouvernement canadien a dit avoir appris « avec consternation » qu’un médecin canadien, le Dr Tarek Loubani, était au nombre des quelque 2 700 personnes ayant été blessées lors de ces émeutes.

« Nous faisons tout notre possible pour aider Dr Loubani et sa famille, et pour déterminer comment un citoyen canadien a pu être blessé. Nous sommes en contact avec les autorités israéliennes pour mieux comprendre comment ces événements ont pu se produire », a indiqué Trudeau dans un communiqué.

Sans mentionner Israël, il a condamné « l’emploi présumé d’une force excessive et de munitions réelles » qu’il juge « inexcusable »

Le communiqué ne faisait pas non plus mention du Hamas, le groupe terroriste qui contrôle la bande de Gaza et qui a orchestré les émeutes. Israël accuse le Hamas d’organiser ces émeutes pour commettre des attaques et vandaliser la clôture de sécurité.

« Il est impératif d’éclaircir les faits concernant la situation à Gaza », a ajouté M. Trudeau dans le communiqué. « Le Canada réclame qu’une enquête indépendante soit réalisée immédiatement afin d’évaluer la situation sur le terrain. »

Le Canada est « prêt à contribuer à cette enquête » pour faire la lumière sur « la violence, l’incitation à la violence, et l’emploi de force excessive », a-t-il souligné.

Israël accuse le groupe terroriste du Hamas d’encourager les manifestations et de les utiliser comme couverture pour tenter de perpétrer des attentats terroristes, notamment en tirant sur les soldats et en tentant de franchir la clôture de la frontière.

L’armée israélienne a déclaré mardi que 24 des personnes tuées étaient des membres du Hamas et des groupes terroristes du Jihad islamique palestinien. Plus tard mardi, le Hamas et le Jihad islamique palestinien ont reconnu que 13 des morts étaient ses membres. Et mercredi, un responsable du Hamas a déclaré que 50 des morts étaient des membres du Hamas.

L’AFP a contribué à cet article.

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