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Les victimes du 7 octobre

Sergent-chef Maoz Morell, 22 ans : Un « écrivain et guerrier » qui étudiait la Torah

Gravement blessé lors d'un combat dans le sud de Gaza le 15 février, il a succombé à ses blessures le 19 février 2024

Le sergent-chef Maoz Morell, gravement blessé lors d'un combat dans le sud de Gaza le 15 février, il a succombé à ses blessures le 19 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Le sergent-chef Maoz Morell, gravement blessé lors d'un combat dans le sud de Gaza le 15 février, il a succombé à ses blessures le 19 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Le sergent-chef Maoz Morell, 22 ans, membre de la Brigade des Parachutistes, blessé le 15 février lors de combats dans le sud de la bande de Gaza, a succombé à ses blessures le 19 février.

Décrit par sa famille comme étant à la fois pieux et très sportif, Maoz avait décidé de combiner l’étude religieuse avec son service militaire et s’était inscrit à la yeshiva de Kfar Tapuah dans le cadre d’un programme hesder et avait intégré les parachutistes.

Le 20 février, des centaines de personnes se sont rendues au mont Herzl pour assister à l’inhumation du défunt soldat.

« Dès ton plus jeune âge, lorsque tu participais à des combats au sol de kung-fu, tu épinglais n’importe quel adversaire en quelques secondes. Hier, tes co-équipiers sont venus te rendre visite à l’hôpital et te dire au revoir. Chacun d’entre eux a mentionné ta force physique. Ils ont tous dit que tu étais le plus fort de l’équipe », a déclaré sa mère, Varda Morell, lors des funérailles.

Maoz, fils de Varda et Eitan, est né dans l’implantation de Talmon, en Cisjordanie. Il a quatre autres frères et sœurs, dont Dov Morell, un « Jeune des Collines » bien connu devenu militant de gauche, qui a fait l’éloge funèbre de son frère sur Internet.

« Ceux qui connaissent notre famille, mais pas Maoz, seraient probablement surpris d’apprendre que nous avons un frère dans les rangs de la patrouille [des Parachutistes]. Nous sommes une famille d’intellos », a écrit son frère aîné. « Vous ne me verrez jamais en train de jouer au football, sauf sous la menace d’un prof de sport. Mais pas Maoz. »

Le matin du 7 octobre, Maoz était en permission. Lorsqu’il a appris l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël, il est rentré chez lui pour récupérer son équipement et s’est précipité vers les combats en cours dans la région du kibboutz Reïm. C’est ce jour-là que sa famille l’a vu pour la dernière fois, jusqu’à ce qu’il soit blessé, puis hospitalisé et qu’il reste dans le coma jusqu’à sa mort.

L’aîné de la fratrie Morell a décrit son frère comme un « écrivain et un guerrier » qui, même après s’être engagé dans l’armée, « n’a pas abandonné un seul instant l’étude de la Torah ».

« Avant la première entrée dans Gaza, les familles avaient la possibilité d’envoyer des colis aux soldats. Maoz n’a demandé qu’une montre, un appareil photo, deux exemplaires du Tanakh et une traduction, afin de ne pas manquer ses études régulières », a poursuivi Dov. « Chaque fois qu’il rentrait à la maison, on le voyait avec un livre à la main, sauf lorsqu’il s’effondrait de fatigue, bien sûr. »

Les parents de Maoz se souviennent de leur fils comme d’une « source de force » pour leur famille dans une période difficile.

« Tu es né pendant une période difficile pour notre famille, nous t’avons donné le nom de Maoz [force] pour que tu sois une source de force pour nous, et quelle force tu possèdes », a poursuivi sa mère au mont Herzl.

« Maoz, maintenant que tu es tombé, où trouverons-nous la force que nous avons puisée en toi ? », a déploré son père Eitan.

Yisrael Gantz, chef du Conseil régional de Binyamin, a fait l’éloge de Maoz dans une déclaration : « Pendant une semaine entière, Maoz est resté entre ciel et Terre, progressivement séparé de ce monde et du pays qu’il aimait et pour lequel il s’était battu. Sa merveilleuse famille l’a enveloppé d’amour jusqu’à ce que son âme retourne au Créateur. Nous pleurons et regrettons un jeune homme adorable, issu d’une jeune et belle génération de Binyamin qui incarne de grandes valeurs, tant dans son comportement que sur le champ de bataille. »

La bataille qui a coûté la vie à Maoz a également emporté un autre soldat, le sergent-chef Rotem Sahar Hadar, et blessé huit autres soldats.

Pour lire d’autres hommages sur les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023 et de la guerre qui s’en est suivie, cliquez ici.

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