Shaked serait en pourparlers avec le parti d’extrême-droite Otzma Yehudit
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Shaked serait en pourparlers avec le parti d’extrême-droite Otzma Yehudit

Itamar Ben Gvir explique avoir participé à des rencontres prometteuses avec l'ex-ministre de la Justice, dans ce qui semble une tentative possible de fusion plus large à droite

A gauche, la ministre de la Justice Ayelet Shaked lors d'une cérémonie à Tel Aviv, le 12 juin 2019 (Crédit : Flash90). A droite, le membre du parti Otzma Yehudit Itamar Ben Gvir au cours d'une campagne électorale à Bat Yam le 6 avril 2019 (Crédit : Flash90)
A gauche, la ministre de la Justice Ayelet Shaked lors d'une cérémonie à Tel Aviv, le 12 juin 2019 (Crédit : Flash90). A droite, le membre du parti Otzma Yehudit Itamar Ben Gvir au cours d'une campagne électorale à Bat Yam le 6 avril 2019 (Crédit : Flash90)

Ayelet Shaked, co-dirigeante de la formation HaYamin HaHadash, aurait rencontré récemment et à plusieurs reprises Itamar Ben Gvir, haut-membre du parti d’extrême-droite Otzma Yehudit, même si les deux parties ont gardé le silence sur le contenu de leurs échanges.

La réunion la plus récente a été organisée au domicile de Shaked à Tel Aviv, la semaine dernière, et les deux politiciens sont restés depuis « en contact étroit », a rapporté dimanche la Douzième chaîne.

Shaked, dont le parti n’a pas franchi le seuil électoral lors du scrutin du mois d’avril, a indiqué vouloir se représenter lors du prochain vote le 17 septembre, mais elle n’a pas encore précisé sous quelle étiquette.

Ex-ministre de la Justice, Shaked bénéficie d’un fort soutien pour prendre la tête de l’Union des partis de droite – un partenariat établi entre trois factions avant les dernières élections.

Jusqu’à présent néanmoins, le leader actuel de l’Union des partis de droite, le ministre de l’Education Rafi Peretz, a refusé de céder sa place dans les négociations avec Shaked visant à lui faire rejoindre son groupement politique.

La ministre de la Justice Ayelet Shaked écoute le rapport annuel du contrôleur de l’Etat au ministère de la Justice de Jérusalem, le 24 mars 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Point de blocage principal : l’opposition de Peretz à l’idée de voir Shaked, laïque, prendre la tête du mouvement alors que celui-ci vise la communauté nationale religieuse en Israël.

Les entretiens entre Shaked et Ben-Gvir pourraient avoir pour objectif de mettre en place les fondations d’une coopération plus large entre les partis de droite, ce qui donnerait plus de poids à son initiative de prendre la tête de la campagne, a expliqué la Douzième chaîne.

Shaked a refusé de répondre à ces informations.

Ben Gvir a fait savoir dans un communiqué avoir « d’excellentes relations avec Ayelet Shaked, nous avons eu de bons entretiens ensemble mais je n’ai pas l’intention de rendre leur contenu public. Otzma Yehudit se préoccupe actuellement de mettre en place des liens permettant de sauver les Juifs ».

L’Union des partis de droite a été créée sous la forme d’une alliance entre HaBayit HaYehudi, l’Union nationale et Otzma Yehudit. Shaked avait quitté HaBayit HaYehudi aux côtés de Naftali Bennett pour fonder HaYamin HaHadash, qui a échoué à faire son entrée à la Knesset lors du dernier scrutin. Bennett a d’ores et déjà déclaré qu’il se présentera au mois de septembre dans le cadre de sa formation HaYamin HaHadash.

Le leader du parti HaBayit HaYehudi Rafi Peretz (à gauche) et celui de l’Union nationale Bezalel Smotrich signent un accord de renouvellement de l’alliance électorale de l’Union des partis de droite, le 9 juillet 2019. (Autorisation)

Mardi dernier, Peretz et le ministre des Transports Bezalel Smotrich, qui est aussi le responsable de l’Union nationale, ont renouvelé leur accord sur une alliance lors du prochain scrutin, toujours sous le nom d’Union des partis de droite.

Ils ont également appelé les autres formations de droite à les rejoindre, affirmant dans un communiqué que l’unité entre formations nationales religieuses était nécessaire « afin d’optimiser notre potentiel électoral et d’empêcher la perte d’éventuels votes ».

Les listes des candidats à la Knesset doivent être finalisées à la fin du mois de juillet.

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