Statut de Jérusalem : Le président tchèque taxe l’UE de « lâche »
"L'Union européenne, lâche, fait tout pour qu'un courant terroriste pro-palestinien prenne le dessus sur un courant pro-israélien", a affirmé Milos Zeman

Le président tchèque Milos Zeman a accusé samedi l’Union européenne d’être « lâche », en commentant la réaction de Bruxelles après la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par le président américain Donald Trump.
« L’Union européenne, lâche, fait tout pour qu’un courant terroriste pro-palestinien prenne le dessus sur un courant pro-israélien », a affirmé M. Zeman.
« Comme preuve, je tiens à rappeler que le Parlement européen a récemment autorisé l’allocution d’une terroriste palestinienne déclarée coupable, qui a affirmé que la lutte contre l’autonomie palestinienne est identique à celle contre les Juifs à Auschwitz », a souligné le président.
« Cela fait très longtemps que je n’ai pas entendu une telle impertinence », a-t-il ajouté, au sujet de Leila Khaled, membre du Conseil national palestinien, qui a été la première femme terroriste à détourner un avion en 1969.
Le chef de l’Etat a aussi rappelé qu’il avait lui-même formulé déjà en octobre 2013 une proposition de transférer l’ambassade tchèque de Tel Aviv à Jérusalem, proposition accueillie alors de manière plutôt réservée par la classe politique à Prague.
M. Zeman, 73 ans, qui briguera en janvier un second mandat présidentiel de cinq ans, a fait ces déclarations dans un discours prononcé devant les délégués d’un congrès du parti d’extrême droite SPD, ouvertement hostile à l’immigration et à l’UE.
La diplomatie tchèque, elle, a souligné jeudi qu’une éventuelle décision sur le transfert de la mission diplomatique tchèque de Tel Aviv à Jérusalem ne pourra être prise qu’ « en fonction du résultat des négociations entre les partenaires clés dans la région et dans le monde ».
Conformément à la position de l’UE, le ministère tchèque des Affaires étrangères a indiqué que Jérusalem devrait être la « future capitale des deux Etats, c’est à dire d’Israël et du futur Etat de Palestine ».
Réagissant à la décision du président américain, l’UE a mis en garde jeudi contre le retour à des « temps encore plus sombres que ceux que nous vivons aujourd’hui ».
« L’annonce du président Trump sur Jérusalem a un impact potentiel très inquiétant. Le contexte est très fragile », a jugé la cheffe de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini, en appelant toutes les parties concernées à la « sagesse ».







