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Stefanik : Le 7 octobre « pourrait se produire aux États-Unis » si Israël ne gagne pas

S'adressant depuis la Knesset, l'élue républicaine a fustigé la menace de Biden d'interrompre les ventes d'armes en fonction de l'opération Rafah

Le président de la Knesset, Amir Ohana, et la députée de New York, Elise Stefanik, à la Knesset, le 19 mai 2024. (Crédit : Noam Moskowitz/Bureau du porte-parole de la Knesset)
Le président de la Knesset, Amir Ohana, et la députée de New York, Elise Stefanik, à la Knesset, le 19 mai 2024. (Crédit : Noam Moskowitz/Bureau du porte-parole de la Knesset)

Dénonçant la décision du président américain Joe Biden d’interrompre la livraison de milliers de bombes, la représentante Elise Stefanik a averti dimanche qu’à moins de fournir à Israël les armes nécessaires pour « remporter une victoire totale », l’Amérique pourrait être confrontée à son propre 7 octobre.

S’adressant aux législateurs à Jérusalem lors d’une réunion du Caucus de la Knesset pour les étudiants juifs et pro-Israël sur les campus du monde entier, l’élue républicaine de New York a déclaré que « rien ne justifie qu’un président américain bloque l’aide à Israël – une aide dûment votée par le Congrès – ou qu’il assouplisse les sanctions contre l’Iran, en payant une rançon de 6 milliards de dollars au principal État soutenant le terrorisme dans le monde, ou qu’il tergiverse et se cache pendant que nos amis se battent pour leur vie ».

Cherchant à décourager Israël de lancer l’opération prévue contre le groupe terroriste palestinien du Hamas dans la ville de Rafah, au sud de Gaza, l’administration Biden a suspendu ce mois-ci une cargaison d’armes composée de 3 500 bombes – dont certaines pesant jusqu’à 1 tonne – en raison de préoccupations concernant leur utilisation dans des zones peuplées. Biden a ensuite menacé de ne pas livrer d’autres armes si Israël s’installait dans les « foyers de population » de Rafah.

Cette décision a été dénoncée par de nombreux partisans américains d’Israël, et les Républicains indignés – qui ont accusé Biden d’abandonner le plus proche allié des États-Unis au Moyen-Orient – ont fait adopter par la Chambre des représentants, contrôlée par les Républicains, un projet de loi visant à forcer le transfert d’armes, qui a également recueilli quelques voix démocrates.

La Maison Blanche a déclaré que Biden opposerait son veto au projet de loi s’il était adopté par le Congrès, et le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a déclaré qu’il ne prévoyait pas d’autoriser un vote sur ce texte. Malgré cette pause, des milliards de dollars d’armement américain sont toujours en cours de livraison à Israël.

Commentant le programme d’aide de plusieurs milliards de dollars récemment adopté en faveur d’Israël, de l’Ukraine et de Taïwan, Stefanik a déclaré qu’elle était « fière d’avoir parrainé ou soutenu toutes les mesures d’aide à Israël qui ont été présentées au Congrès des États-Unis ».

Défendre les valeurs américaines signifie « écraser l’antisémitisme chez soi et fournir à l’État d’Israël ce dont il a besoin, quand il en a besoin, sans conditions, pour parvenir à une victoire totale face au mal », a-t-elle soutenu.

« Lorsqu’ils ont choisi le viol, la torture de civils et la mutilation d’enfants en bas âge comme armes de terrorisme, ils n’ont laissé aucune alternative à cette guerre juste », a déclaré Stefanik.

« Lorsque les fanatiques génocidaires qui dirigent l’Iran ont lancé des missiles sur cette même ville, ils ont dissipé tout doute quant à leurs hideuses intentions. Les chants ‘Mort à l’Amérique’ ne sont pas des slogans creux. Ils sont la promesse que ce qui s’est passé ici le 7 octobre pourrait se produire aux États-Unis si le Hamas et ses complices djihadistes ne sont pas éliminés. »

Contrairement à sa critique de Biden, Stefanik, l’une des Républicaines les plus haut placées à la Chambre, a fait l’éloge de l’ancien président américain Donald Trump, qu’elle a salué pour son « soutien historique à l’indépendance et à la sécurité d’Israël ».

Stefanik a exprimé son admiration pour la reconnaissance par Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël, son implication dans les Accords d’Abraham et la création d’une « coordination cruciale avec les partenaires britanniques et arabes qui ont aidé à se défendre contre l’attaque [de missiles] iranienne » contre Israël le mois dernier. Elle a également salué sa décision de cesser de financer l’Office controversé de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), qui a fait l’objet d’une énième polémique à la suite de l’assaut barbare et sadique du 7 octobre, en raison de la participation présumée de certains membres de son personnel à cette journée et d’autres liens avec le terrorisme.

« Lorsque l’ennemi se trouve à l’intérieur des portes des Nations unies, l’Amérique doit être celle qui l’appelle par son nom et le détruit. Le président Trump l’a compris, et Beezrat HaShem, nous reviendrons bientôt à cette stratégie », a-t-elle déclaré, en utilisant l’expression en hébreu signifiant “avec l’aide de Dieu”.

La députée a également mis en contraste les jeunes Israéliens qui sont rentrés chez eux du monde entier pour se présenter au service de réserve après les massacres du 7 octobre avec « les apologistes pro-Hamas sur les soi-disant campus d’élite à travers l’Amérique », qu’elle a accusés « d’appeler à l’intifada [soulèvement, en arabe] et au génocide ».

Stefanik, qui a été désignée comme co-listière potentielle de l’actuel candidat Trump, s’est faite connaître en décembre lors d’une audition au Congrès au cours de laquelle elle a demandé aux présidentes de l’Université de Harvard, du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de l’Université de Pennsylvanie (UPenn) si « appeler au génocide des Juifs » était contraire aux codes de conduite de ces universités. Toutes trois ont répondu que la réponse dépendait du contexte.

La représentante américaine Elise Stefanik s’exprimant lors d’une réunion du groupe parlementaire de la Knesset, le 19 mai 2024. (Crédit : Sam Sokol/Times of Israel)

Cette audition « a déclenché un tremblement de terre », a déclaré Stefanik mercredi, ajoutant que « nous avons mis en garde les collèges et les universités et élargi cette enquête pour garantir que chaque étudiant, membre du corps enseignant et membre du personnel juif et israélien soit protégé sur le campus », y compris contre ce qu’elle a qualifié « d’antisémitisme inhérent à l’appel au génocide des Juifs ».

La diversité, l’équité et l’inclusion (DEI) est un cadre qui stipule que les employeurs et les institutions devraient accueillir des candidats divers, en particulier les personnes de couleur, les femmes et la communauté LGBTQ, bien que les critiques aient déclaré qu’il peut conduire à la discrimination contre les Juifs et d’autres personnes.

« Nous ne devons pas laisser l’extrémisme des soi-disant élites dissimuler l’amour profond et constant du peuple américain pour Israël », a déclaré Stefanik.

Bien que Stefanik ait critiqué l’antisémitisme sur les campus, elle a elle-même été accusée de promouvoir des théories du complot antisémites dans le passé. En 2022, après une fusillade de masse à Buffalo inspirée par la théorie du « grand remplacement », l’Anti-Defamation League (ADL) a critiqué Stefanik comme l’un de ses propagateurs, affirmant que les messages de sa campagne « jouent stratégiquement sur la rhétorique extrémiste pour alimenter les craintes croissantes que les Américains blancs sont attaqués et que les minorités cherchent à les éjecter ».

Elle a également été critiquée par certains pour ne pas avoir dénoncé Trump après son dîner avec Kanye West, le rappeur qui a embrassé l’antisémitisme, et Nick Fuentes, négationniste et suprématiste blanc.

En accueillant Stefanik, le président de la Knesset, Amir Ohana, l’a décrite comme une dirigeante courageuse qui « a dit la vérité au pouvoir et a apporté la justice à la tour d’ivoire académique ».

« Cette audition historique s’est avérée être un tournant pour l’âme des universités du monde », a déclaré Ohana, estimant que « peu de gens ont contribué autant » que Stefanik à la lutte contre l’antisémitisme sur les campus et la félicitant d’avoir « exposé les plus grandes présidentes d’universités américaines pour leur complicité dans la toxicité qui envahit leurs établissements ».

Lorsqu’on lui a demandé s’il avait des réserves quant à l’invitation de Stefanik, le co-président du groupe parlementaire, Moshe Tur-Paz (Yesh Atid), a déclaré que « notre programme est bipartisan et que nous travaillons avec les deux partis. Je pense que la députée a prouvé qu’elle était une grande amie d’Israël et nous devrions embrasser et saluer chaleureusement tous ceux qui soutiennent Israël ».

Le député Moshe Tur-Paz s’exprimant lors d’une réunion de la commission des Finances, à la Knesset, le 23 février 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le collègue de Tur-Paz, Dan Illouz (Likud), a également rejeté les critiques à l’encontre de Stefanik, déclarant au Times of Israel « qu’il suffit d’entendre les choses qu’elle a dites aujourd’hui de manière très claire et énergique, à savoir qu’elle apprécie la communauté juive, qu’elle soutient résolument Israël […] pour comprendre ce qui lui tient à cœur ».

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