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Biden lance un avertissement à Israël avant qu’il ne franchisse une ligne rouge

Cette menace sans précédent marque un changement radical de la part du président - toujours déterminés à libérer les otages - qui a longtemps refusé de conditionner l'aide à Israël

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le président américain Joe Biden rencontrant des bénévoles de sa campagne, au centre communautaire Dr. John Bryant, à Racine, dans le Wisconsin, le 8 mai 2024. (Crédit : Evan Vucci)
Le président américain Joe Biden rencontrant des bénévoles de sa campagne, au centre communautaire Dr. John Bryant, à Racine, dans le Wisconsin, le 8 mai 2024. (Crédit : Evan Vucci)

Le président américain Joe Biden a déclaré mercredi que son gouvernement ne soutiendrait pas Israël et ne lui fournirait pas d’armes offensives s’il lançait une opération majeure contre le groupe terroriste palestinien du Hamas dans les quartiers peuplés de la ville de Rafah, dans le sud de Gaza.

« J’ai été très clair avec Bibi [Le Premier ministre Benjamin Netanyahu] et le cabinet de guerre : ils n’obtiendront pas notre soutien s’ils vont dans ces foyers de population », a déclaré Biden à CNN.

L’interview a été l’occasion pour Biden de tenir les propos publics les plus durs sur la question, alors que l’administration s’inquiète de plus en plus du fait qu’Israël n’a pas l’intention de tenir compte des mises en garde des États-Unis contre une incursion majeure qui, selon la Maison Blanche, ne tiendrait pas compte du million et plus de Palestiniens réfugiés dans la ville la plus méridionale de la bande de Gaza.

Les remarques de Biden semblaient également constituer une menace de rendre permanent le blocage que son administration a mis la semaine dernière sur le transfert de bombes de 1 000 et 250 kg à Israël, craignant que l’armée israélienne ne les utilise à Rafah, ville densément peuplée, comme elle l’a fait dans d’autres parties de la bande de Gaza.

À la question « ces bombes ont-elles été utilisées pour tuer des civils à
Gaza ? », Biden a répondu par l’affirmative. « Des civils ont été tués à Gaza à cause de ces bombes et d’autres moyens par lesquels [Israël] s’en prend aux foyers de population », a-t-il dit, sans fournir de détails sur les frappes au cours desquelles ils auraient été tués.

« J’ai dit clairement que s’ils entraient dans Rafah, je ne fournirais pas les armes qui ont été utilisées historiquement pour s’occuper de Rafah, pour s’occuper des villes, pour s’occuper de ce problème », a affirmé Biden.

Il a toutefois fait la distinction entre une éventuelle incursion de grande envergure dans Rafah et l’opération lancée par Tsahal en début de semaine, qui s’est limitée au poste-frontière de Rafah, tout en notant que « cela pose des problèmes à l’Égypte [frontalière] ».

« Mais c’est tout simplement faux. Nous n’allons pas fournir les armes et les obus d’artillerie », a affirmé Biden.

Il a précisé que les États-Unis continueraient à fournir des missiles-intercepteurs du système de défense « Dôme de fer » et d’autres armes défensives afin qu’Israël puisse répondre aux attaques de ses adversaires dans la région, comme le barrage massif de missiles et de drones lancé le mois dernier par l’Iran.

« Nous ne renonçons pas à la sécurité d’Israël. Nous nous éloignons de la capacité d’Israël à faire la guerre dans des zones [peuplées] », a-t-il déclaré.

À la question de savoir si Israël avait franchi sa ligne rouge concernant sa conduite à Gaza, Biden a répondu : « Pas encore », mais il a indiqué que Jérusalem n’avait jamais été aussi proche de cette ligne rouge depuis le blocage d’une cargaison d’armes la semaine dernière.

Netanyahu et d’autres dirigeants israéliens ont déclaré qu’une incursion à Rafah était nécessaire pour gagner la guerre contre le Hamas, déclenchée par l’assaut barbare et sadique du groupe terroriste palestinien sur le sud d’Israël le 7 octobre. Selon des responsables israéliens de la Défense, quatre des six bataillons restants du Hamas se trouvent à Rafah, ainsi que des membres de la direction du groupe terroriste et un grand nombre des otages qu’il a enlevés en Israël.

Depuis des mois, les États-Unis affirment qu’ils ne peuvent soutenir une incursion majeure à Rafah sans qu’un plan crédible ne soit mis en place pour garantir la protection des civils. À ce jour, Jérusalem n’a toujours pas présenté un tel plan à Washington, ce qui a contribué au changement d’approche de Biden mercredi, selon un responsable américain.

L’administration Biden a cherché à mettre en avant des alternatives à la « percée dans Rafah », proposant spécifiquement qu’Israël se coordonne avec l’Egypte pour étouffer l’approvisionnement souterrain en armes du Hamas depuis le Sinaï et mener des frappes plus ciblées contre les dirigeants du groupe terroriste en évitant d’exposer les civils à des risques.

Le fonctionnaire américain qui s’est adressé au Times of Israel mercredi a déclaré que Netanyahu transformait l’opération Rafah en une campagne politique du « tout ou rien ». Le fonctionnaire a affirmé qu’il s’agissait d’une extension de l’approche utilisée jusqu’à présent par Israël tout au long de la guerre, dans laquelle il a essayé de vaincre le Hamas uniquement par des moyens militaires, pour ensuite voir le groupe terroriste refaire surface dans des zones déjà neutralisées par Tsahal.

Des Palestiniens déplacés arrivant dans le centre de Gaza après avoir fui la ville de Rafah, au sud de Gaza, à Deir el-Balah, dans la bande de Gaza, le 8 mai 2024. (Crédit : Abdel Kareem Hana/AP)

Biden entend « parfaitement » les manifestants mais condamne l’antisémitisme

L’avertissement lancé mercredi par Biden était particulièrement remarquable, étant donné qu’il s’était engagé, lors de sa campagne présidentielle de 2020, à ne pas poser de conditions à l’aide américaine à Israël, « compte tenu des graves menaces auxquelles les Israéliens sont confrontés ». Il y a à peine cinq mois, il a repoussé les appels des progressistes à adopter une approche plus dure, arguant que conseiller Netanyahu en privé serait plus efficace que de proférer des menaces publiques.

Il a souligné dans ses discours précédents, y compris en Israël immédiatement après l’assaut du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre, que le groupe terroriste palestinien mène depuis à l’intérieur des zones civiles : « Ils utilisent les civils palestiniens comme boucliers humains », avait-il déclaré dans un discours prononcé le 10 octobre. Et ses fonctionnaires ont à maintes reprises fustigé le Hamas pour cela. Le mois dernier, le secrétaire d’État Antony Blinken a fait remarquer que le Hamas se dissimulait parmi les civils, dans et sous les immeubles d’habitation, les mosquées et les hôpitaux.

Mais à mesure que la situation humanitaire à Gaza s’aggravait et que les États-Unis considéraient qu’Israël en était le principal responsable, la Maison Blanche a progressivement commencé à abandonner sa politique de l’autruche. Le 1er avril, après qu’une frappe de Tsahal a tué sept travailleurs humanitaires de l’organisation caritative américaine World Central Kitchen (WCK), Biden a menacé de réduire son aide si Israël ne prenait pas des mesures immédiates pour garantir une augmentation durable de l’aide humanitaire.

Israël a ensuite mis en place plusieurs mesures qui ont permis d’augmenter considérablement l’aide pendant près d’un mois, mais cet élan s’est ralenti au cours de la semaine dernière. Israël a fermé le point de passage de Kerem Shalom vers Gaza après une attaque meurtrière du Hamas depuis Rafah contre les troupes de Tsahal stationnées à proximité, et a fermé le poste-frontière lorsque ses soldats ont pris le contrôle de la partie palestinienne lundi. Kerem Shalom a rouvert mercredi.

Les États-Unis ont apporté un soutien mitigé à l’opération limitée visant à déloger le Hamas de la zone du passage de Rafah, mais ont averti qu’ils pourraient changer d’avis si l’incursion s’élargissait ou si l’acheminement de l’aide humanitaire était entravé pendant une période prolongée. Quelques heures plus tard, la Maison Blanche a confirmé que la cargaison d’armes avait été retenue.

Un haut fonctionnaire israélien a déclaré au Times of Israel que cette mesure risquait d’encourager le groupe terroriste palestinien du Hamas à rejeter les propositions de compromis dans les pourparlers en cours pour la libération des otages.

Mais le responsable américain a réagi en soulignant le nombre de victimes qui ne cesse de grimper à Gaza. Plus de 35 7000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. Tsahal dit avoir éliminé 13 000 terroristes palestiniens dans la bande de Gaza, en plus d’un millier de terroristes qui ont pris d’assaut Israël le 7 octobre.

Après une frappe aérienne israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 8 mai 2024. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Les images d’enfants – certains sans vie – extraits des décombres ont continué à provenir de Gaza cette semaine, alors que les avions de guerre israéliens ont pris pour cible le Hamas dans l’est de Rafah et dans d’autres zones de la bande de Gaza.

Le responsable américain a reconnu la difficulté pour Israël de lutter contre un ennemi qui s’est implanté au cœur des populations civiles après avoir massacré près de 1 200 personnes dans le sud d’Israël et pris 252 otages le 7 octobre.

Mais l’administration Biden a accordé à Jérusalem un soutien inconditionnel pendant sept mois et ne peut pas le maintenir, a déclaré le responsable américain, citant le coût civil massif à Gaza et la nature déstabilisatrice de la guerre dans la région. Le fonctionnaire a précisé que cela ne changeait rien à l’engagement de Washington de parvenir à un accord de trêve qui permettrait de libérer les 132 otages qui se trouvent toujours à Gaza.

Le responsable américain a nié que le durcissement de l’approche de Biden ait été motivé par des considérations politiques.

Dans l’interview accordée à CNN, Biden a déclaré qu’il avait « parfaitement » entendu le message crié contre sa politique à l’égard d’Israël lors des manifestations organisées sur les campus à travers le pays.

Mais il a ensuite semblé commencer à argumenter que les manifestations anti-Israël sur les campus ne sont pas aussi représentatives que certains pourraient le supposer sur la base de l’agitation qu’elles ont provoquée et de l’attention considérable qu’elles ont reçue de la part des médias. Un sondage publié mardi sur le site d’information Axios a montré qu’une majorité écrasante d’étudiants américains ne participent pas aux manifestations anti-Israël sur les campus qui ont déferlé sur le pays et au-delà, et ne considèrent pas la guerre entre Israël et le Hamas comme une question prioritaire pour eux.

« Si vous regardez les données, ces manifestations sont réelles, mais elles sont loin d’être aussi … », a déclaré Biden avant de changer sa réponse pour faire référence au discours qu’il a prononcé plus tôt cette semaine et qui condamnait les sous-entendus antisémites des manifestations sur le campus.

« Il y a un droit légitime à la liberté d’expression et de protestation […] Il n’y a pas de droit légitime à utiliser un discours de haine ; il n’y a pas de droit légitime à menacer les étudiants juifs ; il n’y a pas de droit légitime à bloquer l’accès des gens aux cours. C’est contraire à la loi », a-t-il déclaré, réitérant les points qu’il avait soulevés dans deux discours au début du mois.

Des étudiants pro-palestiniens et anti-Israël manifestant à l’entrée du Hamilton Hall, sur le campus de l’Université de Columbia, à New York, le 30 avril 2024. (Crédit : Jia Wu/AFP)

« J’ai fait un discours à l’occasion de la Journée de la Shoah et j’ai souligné qu’il avait fallu sept décennies pour en arriver à la situation qui prévalait après la Shoah, et qu’il y avait encore de l’antisémitisme. Regardez ce qui s’est passé en sept [mois …] Tout le monde a en quelque sorte oublié ce qui s’est passé en Israël. Ces 1 200 jeunes assassinés. J’ai vu des photos [… d’une] mère et de sa fille attachées l’une à l’autre, puis arrosées de kérosène et brûlées à mort. Rien de tel n’est arrivé à la communauté juive depuis la Shoah », a-t-il déploré.

Qui va occuper Gaza ?

Plus tard dans l’interview, Biden a exhorté Netanyahu à prévoir qui gouvernera Gaza après la guerre, soulignant ainsi un point de désaccord amer entre les États-Unis et le Premier ministre, qui a refusé de tenir des discussions de fond au sein du cabinet sur la question, craignant qu’elles n’entraînent l’effondrement de sa coalition.

Les partenaires d’extrême-droite de la coalition de Netanyahu ont demandé à Israël d’occuper définitivement Gaza et de rétablir les implantations dans l’enclave. Le Premier ministre a fait part de son opposition à ces mesures, mais il a été critiqué pour avoir bloqué des alternatives claires au pouvoir du Hamas, telles qu’une Autorité palestinienne (AP) revitalisée, ce qui fait craindre aux responsables américains que Gaza reste entre les mains du Hamas ou soit gouvernée par l’anarchie.

« Nous devons réfléchir à ce qui se passera une fois que tout cela sera terminé. Qui va s’occuper Gaza ? », a demandé Biden.

Il a ensuite décrit la vision américaine de l’après-guerre, affirmant qu’il avait le soutien de cinq États arabes, mais refusant de les nommer « parce que je ne veux pas les mettre en difficulté ».

Le président semble faire référence à l’Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, à la Jordanie, à l’Égypte et au Qatar, dont les dirigeants ont tenu plusieurs sommets avec des représentants de l’AP en vue d’élaborer un plan de paix régional susceptible d’être mis en œuvre après la guerre. Le secrétaire d’État américain Blinken a tenu plusieurs réunions conjointes avec ses homologues de ces cinq pays.

Biden a révélé que les dirigeants de ces cinq pays arabes « sont prêts à aider à la reconstruction de Gaza, à la transition vers une solution à deux États… à maintenir la sécurité et la paix pendant qu’ils élaborent une Autorité palestinienne qui soit réelle et non corrompue ».

Einav Zangauker tenant une pancarte identifiant son fils Matan, 24 ans, l’un des otages capturés par le Hamas dans la bande de Gaza lors de l’assaut du 7 octobre, du toit d’une voiture lors d’une manifestation de parents et de sympathisants d’otages, à Tel Aviv, le 6 mai 2024. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Les pays ont tous précisé que toute aide financière ou militaire qu’ils fourniraient pour aider à relancer Gaza après la guerre serait subordonnée à l’acceptation par Israël de créer une voie vers une solution à deux États, ce que Netanyahu a rejeté d’emblée.

Biden a déclaré avoir dit à Netanyahu, peu après le 7 octobre : « Nous vous aiderons à avoir [le chef du Hamas, Yahya] Sinwar. »

« Nous vous aiderons à vous concentrer sur l’arrestation des méchants », a déclaré Biden à Netanyahu lors de sa visite en Israël moins de deux semaines après l’assaut terroriste du Hamas.

Biden a ensuite répété le reste du message qu’il avait transmis aux dirigeants israéliens à l’époque – un message qu’il avait déjà partagé publiquement.

Des manifestants s’adressant à la presse alors qu’ils se rassemblent dans un campement anti-Israël pour apporter leur soutien lors d’un rassemblement à l’Université George Washington, à Washington, le 6 mai 2024. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

« Lorsque je me suis rendu en Israël immédiatement après l’assaut, j’ai dit à Bibi : ‘Ne faites pas la même erreur que nous avons faite en Amérique [après le 11 septembre]' », a-t-il expliqué, déplorant ce qu’il a qualifié d’erreurs américaines en Afghanistan et en Irak.

Un événement tenu secret jusqu’au discours sur la mémoire de la Shoah

L’interview de Biden a été saluée par les Démocrates progressistes qui l’ont exhorté à adopter cette approche depuis des mois, tandis que les Républicains se sont montrés furieux.

« Netanyahu n’aurait pas dû recevoir un centime tant qu’il a poursuivi cette guerre incroyablement destructrice. Je suis heureux de voir que le président commence à aller dans cette direction », a déclaré le sénateur Bernie Sanders à CNN.

Le sénateur républicain de l’Utah, Mitt Romney, a écrit sur X : « Nous soutenons nos alliés, nous ne les remettons pas en question. Les tergiversations de Joe Biden sur les armes d’Israël sont une mauvaise politique et un message terrible à Israël, à nos alliés et au monde entier. »

Peu avant l’interview, le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, et le chef de la minorité du Sénat, Mitch McConnell, ont adressé une lettre commune à Biden pour lui reprocher sa décision, la semaine dernière, de retarder le transfert d’armes à Israël, estimant que cette décision « va à l’encontre des assurances données concernant la fourniture en temps voulu d’une assistance à Israël en matière de sécurité ».

Biden a approuvé cette suspension dans un ordre transmis la semaine dernière au Pentagone, selon des responsables américains qui n’ont pas été autorisés à commenter l’affaire. Le Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche a cherché à garder la décision hors de la vue du public pendant plusieurs jours, jusqu’à ce qu’il ait une meilleure compréhension de la portée des opérations militaires intensifiées d’Israël à Rafah et jusqu’à ce que Biden puisse prononcer un discours prévu de longue date mardi pour marquer Yom HaShoah – le Jour de commémoration de la Shoah.

Dans une lettre commune adressée à Biden, les principaux législateurs républicains ont souligné que cette décision n’aurait pas d’incidence sur les milliards d’euros d’aide militaire à Israël récemment votés par le Congrès, mais ils ont ajouté que « l’aide à la sécurité d’Israël est une priorité urgente qui ne doit pas être retardée ».

« Ces récents articles de presse et les interruptions dans les livraisons d’armes critiques remettent en question votre promesse que votre engagement envers la sécurité d’Israël restera inébranlable », ont-ils écrit.

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