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Sur fond de tirs de roquettes, Israël ferme le champ de gaz fossile de Tamar

Le géant énergétique américain Chevron, qui exploite le champ situé au large de la côte d'Ashkelon, a annoncé que le ministère de l'Énergie avait ordonné la suspension de la production

Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Le champ de gaz naturel de Tamar, au large d'Ashkelon. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)
Le champ de gaz naturel de Tamar, au large d'Ashkelon. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

Alors que des roquettes lancées depuis la bande de Gaza continuaient à s’abattre sur le sud et sur le centre du pays lundi, Israël a ordonné la fermeture temporaire du champ de gaz fossile offshore de Tamar.

La situation a amené l’establishment de la Défense à stopper temporairement l’approvisionnement en gaz fossile en provenance du champ de Tamar, a fait savoir le ministère de l’Énergie dans un communiqué. Ce champ est riche en ressources et sans ces dernières, les centrales électriques devront utiliser d’autres carburants pour répondre à la demande en électricité.

« Les besoins énergétiques de l’économie seront assurés par des carburants alternatifs », a fait savoir le ministère. « L’industrie de l’électricité se prépare à utiliser des carburants alternatifs pour alimenter ses centrales. »

Le gaz de Tamar est acheminé à Ashkelon, une ville du sud du pays, par le biais d’un pipeline sous-marin.

L’annonce survient dans un contexte de tirs de barrage de roquettes de la part des terroristes de la bande de Gaza vers les localités du sud et du centre d’Israël, vingt-quatre heures après que l’État juif a déclaré officiellement l’état de guerre – le bilan meurtrier de l’attaque massive commise par les hommes armés du Hamas, samedi, s’élève dorénavant à 800 et il devrait encore s’alourdir.

Le directeur-général du ministère de l’Énergie, Kobi Blitshtein, a fait savoir que la priorité était de relier les Israéliens actuellement sans électricité au réseau.

Le géant américain de l’énergie, Chevron, a confirmé que les partenaires exploitant Tamar avaient reçu pour instruction de suspendre la production.

Le champ de gaz naturel de Tamar, au large d’Ashkelon. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

Chevron possède une part de 25% dans le champ de gaz fossile Tamar. Les autres partenaires sont Isramco ( qui détient 28,5% des droits) ; l’émirati Mubadala Energy (22% des droits) ; Tamar Petroleum (16,75% des droits) ; Dor Gas (4% des droits) et Everest (3,5% des droits).

L’exploitation de gaz fossile par Israël, au cours des dernières années, a placé le pays sur la voie de l’indépendance énergétique – et a protégé le pays du pire de la crise énergétique entraînée par la guerre russe en Ukraine – dans une région où les ressources naturelles ne sont pas nombreuses.

Le champ de gaz fossile Leviathan, le plus important d’Israël, avait commencé sa production le 31 décembre 2019 après que le gaz a commencé à affluer, en 2013, à Tamar – qui est le deuxième plus grand champ gazier du pays. Tamar contient environ 10 trillions de pieds-cubes de gaz, soit la moitié de la quantité qui se trouve à Leviathan. Pour le moment, les activités n’ont pas été arrêtées au champ Leviathan.

« Le ministère œuvre constamment à garantir la continuité fonctionnelle dans le secteur de l’énergie, à tous les niveaux », a commenté Blitshtein. « Nous continuons à surveiller de près les événements et nous nous préparons en vue de tous les scénarios, en coordination avec les ministères et les instances variées qui sont concernés ».

Israël exporte du gaz du champ de Tamar à la Jordanie depuis le mois de janvier 2017 et le champ de Leviathan a commencé ses exportations vers l’Égypte au mois de janvier 2020. Les accords impliquant Leviathan seraient plus importants et plus significatifs en matière d’économie.

Au mois d’août, Israël avait approuvé l’expansion des exportations de gaz fossile à l’Égypte, depuis le champ de Tamar. Dans l’ensemble, la production, à Tamar, devrait augmenter de 60% à partir de 2026.

Chevron a signé, l’année dernière, un protocole d’accord avec la Egyptian Gas Holding Company (EGAS), une entreprise d’État, pour explorer les possibilités de coopération en matière de transport, d’importation, de liquéfaction et d’exportation de gaz naturel vers l’Égypte depuis l’Est de la Méditerranée.

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