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Syndicaliste belge : Israël tue des enfants palestiniens et garde leurs organes

Suite à une plainte, un site d’information de gauche a publié un correctif : les enfants auraient été tués par les Palestiniens mais les accusations de trafic d'organes persistent

Robrecht Vanderbeeken (Crédit : capture d'écran de YouTube via JTA)
Robrecht Vanderbeeken (Crédit : capture d'écran de YouTube via JTA)

Un professeur d’université et cadre supérieur de l’un des principaux syndicats de Belgique a écrit qu’Israël empoisonne les Palestiniens et tue leurs enfants pour récupérer leurs organes.

Robrecht Vanderbeeken est le secrétaire culturel du syndicat ACOD, et est chercheur en philosophie des sciences affilié à la Vrije Universiteit de Bruxelles. Sa tribune qui reprenait des accusations vivement rejetées par Israël a été publiée en août sur le site d’informations de gauche De Wereld Morgen.

La semaine dernière, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances (UNIA), un organisme qui lutte contre le racisme, a reçu une plainte contre Vanderbeeken pour ces affirmations. L’homme qui a dénoncé ces propos est Wilfried Van Hoof, un lecteur qui a jugé le texte antisémite, a rapporté jeudi le magazine juif Joods Actueel.

La population de la bande de Gaza, qui est frontalière d’Israël et de l’Egypte, est « affamée, empoisonnée, et des enfants sont enlevés et assassinés pour leurs organes », a écrit Vanderbeeken.

Suite à la plainte, De Wereld Morgen a retiré jeudi la partie relative au vol d’organes mais a maintenu les éléments liés à l’empoisonnement et à la mort par famine.

Le journal a publié un correctif de 377 mots sous le titre “mise à jour” qui explique pourquoi il a supprimé l’accusation faisant référence au vol d’organes. Dans la correction, le site d’informations accuse Israël de « meurtre » et “d’enlèvement” d’enfants palestiniens, entre autres actions qualifiées de crimes de guerre.

Le journal a également précisé qu’Israël utilise des organes appartenant à des membres des forces palestiniennes tués, mais les rédacteurs en chef et les journalistes ont décidé « de ne pas suggérer de lien de causalité entre l’enlèvement et le meurtre d’enfants par l’armée israélienne, et le prélèvement d’organes destinés à une greffe ».

Israël affirme ne pas tuer arbitrairement de Palestiniens ou toute autre personne issue d’un quelconque groupe de population. L’Etat juif dit punir les violations au droit international commises par ses troupes.

En 2009, le quotidien suédois Aftonbladet a suscité la colère des autorités israéliennes et des dirigeants juifs en publiant un récit non vérifié selon lequel les troupes israéliennes ont prélevé des organes sur des Palestiniens décédés en détention. Israël a nié l’accusation.

De Wereld van Morgen n’a pas expliqué dans sa correction pourquoi il a laissé inchangée l’accusation selon laquelle Israël empoisonnerait les Palestiniens. Les critiques de cet article affirment que cette plainte et le vol d’organes font écho à des motifs antisémites et à des calomnies datant du Moyen-Âge.

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