Tawfik Abou Naim : l’accord d’unité est toujours sur la bonne voie
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Tawfik Abou Naim : l’accord d’unité est toujours sur la bonne voie

Le chef de la sécurité du Hamas, blessé dans un attentat, affirme que le Hamas remettra bien les clefs des postes-frontières à l'AP au 1er novembre

Ismail Haniyeh, le chef du Hamas, au chevet de Tawfiq Abou Naim à l'hôpital Shifa de Gaza Ville, dans la bande de Gaza, le 27 octobre 2017. (Crédit : Mohammad Austaz/Hamas)
Ismail Haniyeh, le chef du Hamas, au chevet de Tawfiq Abou Naim à l'hôpital Shifa de Gaza Ville, dans la bande de Gaza, le 27 octobre 2017. (Crédit : Mohammad Austaz/Hamas)

Le chef des forces de sécurité du Hamas à Gaza, qui a quitté l’hôpital samedi après avoir été blessé dans un attentat à la bombe, a affirmé que l’accord de réconciliation palestinienne était toujours sur la bonne voie.

Tawfiq Abou Naim, réputé proche de Yahya Sinwar, l’homme fort du mouvement terroriste dans la bande de Gaza, a été légèrement blessé vendredi dans l’explosion de sa voiture.

L’attaque a été qualifiée par le ministère de l’Intérieur du Hamas de « tentative d’assassinat ratée ».

Le chef du Hamas, Ismaël Haniyeh, a montré du doigt Israël, sans spécifier ce qui lui permettait de pointer une responsabilité israélienne plutôt qu’un acte entre Palestiniens ou toute autre piste. D’autres informations ont indiqué que des cadres du Hamas à Gaza pensent que l’Etat islamique est responsable de l’attaque.

Pour Haniyeh, l’attentat vise à faire dérailler le rapprochement en cours entre les mouvements palestiniens rivaux.

Forces de sécurité palestiniennes loyales au Hamas autour de la voiture du chef de la sécurité du groupe terroriste à Gaza, Tawfiq Abou Naim, qui a explosé dans le camp de réfugiés de Nusseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 27 octobre 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)
Forces de sécurité palestiniennes loyales au Hamas autour de la voiture du chef de la sécurité du groupe terroriste à Gaza, Tawfiq Abou Naim, qui a explosé dans le camp de réfugiés de Nusseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 27 octobre 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Tawfiq Abou Naïm a déclaré samedi dans un communiqué que « les objectifs de ceux qui ont commis cet acte ignoble ne seront pas atteints. »

« Nous sommes déterminés à laisser la division derrière nous et à réaliser à tout prix l’importante unité nationale », a-t-il déclaré.

Il a indiqué que la date limite du mercredi 1er novembre pour que le Hamas passe le contrôle des frontières de la bande de Gaza à l’Autorité palestinienne (AP) serait respectée.

En vertu d’un accord conclu le 12 octobre au Caire après dix ans de divisions délétères, le Hamas, qui gouverne sans partage Gaza depuis 2007, est censé transférer d’ici au 1er décembre tous les pouvoirs à l’AP, entité internationalement reconnue censée préfigurer un état palestinien indépendant.

Saleh al-Arouri, à gauche, représentant du Hamas, et Azzam al-Ahmad, représentant du Fatah, après la signature d'un accord de réconciliation au Caire, le 12 octobre 2017. (Crédit : Khaled Desouki/AFP)
Saleh al-Arouri, à gauche, représentant du Hamas, et Azzam al-Ahmad, représentant du Fatah, après la signature d’un accord de réconciliation au Caire, le 12 octobre 2017. (Crédit : Khaled Desouki/AFP)

Le Hamas l’avait évincée de Gaza au prix d’une quasi guerre civile en 2007.

Le contrôle des forces de sécurité après le transfert de pouvoirs est l’une des questions les plus délicates de ce processus de réconciliation. Mahmoud Abbas, le président de l’AP, insiste sur le fait que la passation de pouvoirs doit inclure la sécurité.

Mais les responsables du Hamas, présentant le mouvement comme le champion de la résistance contre Israël, ont répété qu’il était hors de question de rendre les armes.

Un premier test sérieux est attendu d’ici à mercredi quand le Hamas est supposé transférer le contrôle des frontières à l’AP.

Le corps de Mazen Foqaha, responsable du Hamas, pendant ses funérailles, est porté par les membres des brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, à Gaza Ville, le 25 mars 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)
Le corps de Mazen Foqaha, responsable du Hamas, pendant ses funérailles, est porté par les membres des brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, à Gaza Ville, le 25 mars 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, ont un effectif évalué à 25 000 hommes avec plusieurs milliers de roquettes. Les forces de sécurité que dirige Tawfiq Abou Naim sont chargées de la police intérieure du territoire et leur effectif est évalué à environ 20 000 hommes.

Abou Naim n’est pas le premier dirigeant du Hamas visé par un attentat cette année.

Le 24 mars, Mazen Foqaha, un commandant de la branche armée, a été abattu de plusieurs balles à bout portant. Le Hamas a procédé à des dizaines d’arrestations et trois hommes reconnus coupables de l’avoir assassiné pour le compte d’Israël ont été exécutés le 25 mai après un procès de quelques jours.

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