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Téhéran réclame une condamnation de l’AIEA sur le « sabotage » d’un site nucléaire

L'Iran avait affirmé avoir déjoué une opération de "sabotage" attribuée à Israël contre l'OIEA près de Karaj, faisant état de l'ouverture d'une enquête

La ville iranienne de Karaj (Mojtaba Momeni/Wikimedia Commons)
La ville iranienne de Karaj (Mojtaba Momeni/Wikimedia Commons)

Téhéran attend de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qu’elle condamne une « opération de sabotage » attribuée à Israël ayant visé en juin un centre nucléaire, a indiqué mardi l’agence officielle Irna.

L’Iran avait affirmé le 23 juin avoir déjoué une opération de « sabotage » contre un bâtiment de l’ Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) près de Karaj, une ville à quelque 50 km à l’ouest de Téhéran, faisant état de l’ouverture d’une enquête.

« Selon le chef de l’OIEA, le complexe Tesa à Karaj a été l’objet d’un acte terroriste du régime sioniste et l’AIEA doit donc d’abord clarifier sa position sur cet incident », a rapporté Irna.

« Les représentants de l’AIEA tant à Téhéran et à Vienne ont été informés que ce centre avait été gravement endommagé en particulier les caméras qui y étaient installées », avait affirmé dimanche à la presse le chef de l’OIEA Mohammad Eslami.

« C’est regrettable que ni l’AIEA ni les autres pays qui nous font des reproches ne condamnent pas cet acte terroriste », avait-t-il ajouté.

Dans un rapport fin septembre, l’AIEA se plaignait justement de s’être vu refuser « l’accès indispensable » à ce site.

Mais selon la République islamique, outre qu’il a été endommagé, celui-ci n’était pas « concerné » par un accord conclu quelques jours plus tôt avec l’AIEA et qui portait sur l’entretien des équipements de surveillance dans ses installations nucléaires.

« Au cours des discussions à Téhéran et à Vienne, l’Iran a indiqué que les équipements liés au complexe Tesa n’étaient pas concernés » par l’accord, avait écrit sur Twitter l’ambassadeur d’Iran auprès de l’AIEA, Kazem Gharibabadi.

La scène où Mohsen Fakhrizadeh a été tué à Absard, une petite ville située juste à l’est de la capitale, à Téhéran, en Iran, le 27 novembre 2020. (Crédit : Agence de presse Fars via AP) ; Encart : Mohsen Fakhrizadeh sur une photo non datée. (Crédit : autorisation)

L’Iran a accusé à plusieurs reprises son ennemi israélien de saboter son programme nucléaire et d’avoir assassiné plusieurs de ses chercheurs dans ce domaine, notamment l’éminent physicien nucléaire Mohsen Fakhrizadeh tué l’an dernier près de Téhéran.

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