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Tribunal de NY : La Yeshiva University doit reconnaître le club d’étudiants LGBTQ

Le jugement a confirmé la précédente décision alors que l'université se bat contre Pride Alliance et semble se diriger vers un autre appel devant la Cour suprême des États-Unis

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

Un bâtiment de la Yeshiva University, à New York, le 13 janvier 2022. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)
Un bâtiment de la Yeshiva University, à New York, le 13 janvier 2022. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

NEW YORK – Un tribunal de New York a statué jeudi que la Yeshiva University (YU) de New York doit reconnaître officiellement un groupe d’étudiants LGBTQ , confirmant une décision antérieure au milieu d’une longue et acrimonieuse bataille juridique dans laquelle l’établissement privé a affirmé que cela violerait ses droits religieux.

L’université a toujours refusé de reconnaître le club de premier cycle et a pris des mesures telles que la fermeture temporaire de tous les clubs étudiants et la création de son propre club religieux pour les étudiants LGBTQ « basé sur la Torah » pour éviter d’avoir à reconnaître la YU Pride Alliance.

Jeudi, la cour d’appel de Manhattan a confirmé une décision antérieure selon laquelle l’université phare de la mouvance Modern Orthodox ne peut bénéficier d’une exemption religieuse aux lois anti-discrimination qui interdisent les préjugés fondés sur l’orientation sexuelle, entre autres caractéristiques.

La cour a également rejeté l’argument de l’université selon lequel elle ne devrait pas avoir à reconnaître le club en raison des protections du Premier amendement pour la libre expression des croyances et a noté que trois campus de l’université ont déjà reconnu les groupes LGBTQ.

Nous estimons que le refus de reconnaître la Pride Alliance n’est pas « essentiel » à la « mission centrale » de la YU, indique le jugement.

La Yeshiva University a déclaré qu’elle continuerait à faire appel de la décision.

La Cour suprême des États-Unis a manifesté son intérêt pour l’affaire après une demande de l’université, indiquant qu’elle pourrait s’en saisir si la YU épuisait ses recours au niveau de l’État. L’université dispose d’au moins une autre voie d’appel à New York et a déclaré qu’elle envisageait de se tourner à nouveau vers la plus haute juridiction du pays.

La Cour suprême a rejeté l’affaire pour des raisons de procédure, et non pour des questions religieuses plus importantes.

Me Katie Rosenfeld, une avocate représentant la YU Pride Alliance, le groupe LGBTQ au cœur de l’affaire, a salué le verdict de jeudi qui « affirme que la Yeshiva University ne peut pas discriminer ses étudiants LGBTQ+ ».

« Nous espérons que l’université acceptera l’invitation de la Pride Alliance à résoudre le procès en reconnaissant enfin un club d’étudiants de premier cycle LGBTQ authentique, géré par les étudiants et mutuellement acceptable, qui fonctionne comme tous les autres clubs de l’université », a déclaré Me Rosenfeld.

Jewish Queer Youth (JQY), l’organisation à but non lucratif représentant les intérêts des Juifs orthodoxes homosexuels qui a soutenu les étudiants LGBTQ de l’université, s’est dit « encouragée » par la décision et a exhorté l’université à « considérer cette affaire comme réglée ».

« Chaque appel a un impact émotionnel sur les étudiants de l’université et sur les jeunes queer orthodoxes au-delà des murs de l’université », a souligné Rachael Fried, directrice générale de JQY.

L’université a cherché à faire la part des choses entre l’accueil rhétorique des étudiants LGBTQ et le refus de reconnaître la Pride Alliance « pour protéger l’autonomie religieuse de l’université ».

La reconnaissance accorderait au club de la Pride Alliance un financement et d’autres avantages qui sont attribués aux autres clubs étudiants.

La bataille juridique entre la YU et le groupe Pride a débuté en 2020, lorsque des étudiants militants LGBTQ ont accusé l’université de discrimination en déposant une plainte auprès de la commission des droits de l’Homme de la ville, avant d’intenter un procès à l’université l’année dernière.

Le conflit juridique porte sur la question de savoir si l’université est une institution laïque qui doit respecter les lois sur la non-discrimination ou une institution religieuse couverte par la protection du Premier amendement pour la libre expression des croyances.

La YU affirme que la reconnaissance de l’association porte atteinte à ses convictions religieuses. Les relations sexuelles et le mariage entre personnes de même sexe sont généralement interdits au sein de la communauté juive orthodoxe.

En juin, un juge new-yorkais avait déclaré que l’université devait reconnaître l’association en vertu d’une loi municipale sur les droits de l’homme interdisant la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.

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