Trump invite Abbas « bientôt » à la Maison Blanche
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Trump invite Abbas « bientôt » à la Maison Blanche

Jason Greenblatt, conseiller du président américain, doit rencontrer le chef de l'AP mardi à Ramallah, selon une source officielle palestinienne

Le président américain Donald Trump, le 3 février 2017 (à gauche), et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 30 janvier 2017. (Crédits :  Mandel Ngan/AFP ; Zacharias Abubeker/AFP)
Le président américain Donald Trump, le 3 février 2017 (à gauche), et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 30 janvier 2017. (Crédits : Mandel Ngan/AFP ; Zacharias Abubeker/AFP)

Le président américain Donald Trump a invité vendredi le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à venir prochainement à la Maison Blanche pour trouver les moyens de relancer l’effort de paix moribond avec Israël, a indiqué la présidence palestinienne.

Au cours de leur premier entretien téléphonique depuis l’investiture de Trump le 20 janvier, le président américain a convié Abbas à venir « bientôt pour discuter des moyens de reprendre le processus politique », a dit la présidence palestinienne citée par l’agence officielle Wafa.

M. Trump a affirmé son « engagement en faveur d’un processus de paix conduisant à une paix véritable entre Palestiniens et Israéliens », a-t-elle ajouté.

M. Abbas a, lui, explicitement évoqué la solution dite à deux Etats, avec laquelle M. Trump a paru prendre ses distances lors de sa rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu mi-février.

Il a souligné son « engagement en faveur de la paix comme un choix stratégique (et) pour l’instauration d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël », a dit la présidence palestinienne.

Recevant le Premier ministre israélien, M. Trump avait indiqué le 15 février que les Etats-Unis, acteur historique de l’effort de paix entre Israéliens et Palestiniens, ne s’accrochaient plus à la solution à deux Etats, rompant là avec un principe directeur de la diplomatie américaine officiellement adopté par les présidents depuis au moins 2001.

Jason Dov Greenblatt, avocat en droit de l'immobilier de Donald Trump et juif orthodoxe, est l'un des trois conseillers du président élu sur Israël. (Crédit : JTA/Uriel Heilman)
Jason Dov Greenblatt, avocat en droit de l’immobilier de Donald Trump et juif orthodoxe, est l’un des trois conseillers du président élu sur Israël. (Crédit : JTA/Uriel Heilman)

Ces déclarations ont semé le trouble dans la communauté internationale.

La création d’un Etat palestinien coexistant en paix avec Israël est en effet la solution de référence de la plus grande partie de la communauté internationale pour résoudre l’un des plus vieux conflits territoriaux de la planète.

En même temps, M. Trump a réaffirmé sa volonté de présider à un accord entre Israéliens et Palestiniens. C’est ce que la direction palestinienne basée à Ramallah, soucieuse de ne pas s’aliéner la nouvelle administration, avait préféré publiquement retenir, en se disant prête à discuter avec l’équipe Trump.

M. Trump a fourni d’autres motifs sérieux de préoccupation aux Palestiniens en promettant pendant sa campagne de transférer de Tel-Aviv à Jérusalem l’ambassade américaine en Israël et en tardant, après son entrée en fonctions, à réfréner les annonces de colonisation israéliennes.

La direction palestinienne s’est aussi inquiétée de la difficulté à établir une ligne de communication avec la nouvelle administration, alors que Trump a déjà parlé au moins à deux reprises au téléphone à M. Netanyahu et l’a reçu à la Maison Blanche.

Cependant, Jason Greenblatt, conseiller de Donald Trump, doit rencontrer M. Abbas mardi à Ramallah, a indiqué une source officielle palestinienne sous le couvert de l’anonymat.

L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley a quant à elle rencontré mardi pour la première fois l’envoyé palestinien aux Nations unies Riyad Mansour.

Les Palestiniens devraient « rencontrer les Israéliens dans des négociations directes, plutôt que d’attendre de l’ONU des résultats qui ne peuvent être obtenus qu’entre les deux parties », a-t-elle souligné.

Nikki Haley en février 2014. (Crédit : Staff Sgt. Jorge Intriago/Domaine public/WikiCommons)
Nikki Haley en février 2014. (Crédit : Staff Sgt. Jorge Intriago/Domaine public/WikiCommons)
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