Washington veut relancer les pourparlers de paix israélo-palestiniens
Nikki Haley affirme que les Palestiniens devraient négocier directement avec les Israéliens, et pas avec la communauté internationale

L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley a évoqué une relance des négociations de paix israélo-palestiniennes lors d’une première rencontre avec l’envoyé de l’Autorité palestinienne aux Nations unies mardi.
A l’issue de cet entretien avec l’ambassadeur Riyad Mansour, Haley a écrit sur Twitter que les Palestiniens devraient « rencontrer les Israéliens dans des négociations directes, plutôt que d’attendre de l’ONU des résultats qui ne peuvent qu’être obtenus entre les deux parties. »
Mansour a dit à l’AFP que durant leur rencontre de 45 minutes la diplomate américaine avait « montré le désir de voir les deux parties reprendre des négociations », et que les Etats-Unis songeaient à relancer des discussions.
« Je ne sais pas à quel niveau ils veulent faire cela, mais quand nous recevrons une demande en ce sens nous répondrons de manière adéquate », a ajouté Mansour.
Le processus de paix est à l’arrêt depuis avril 2014 et l’échec de la dernière tentative de rapprochement initiée par l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry.
La France a organisé une conférence internationale en janvier pour tenter de poser les bases de nouvelles négociations israélo-palestiniennes, mais sans succès.
« Les Etats-Unis soutiennent un vrai processus de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne », a repris Haley sur Twitter.
Mansour a estimé que sa rencontre avec la diplomate américaine avait été « cordiale », et qu’il était d’accord pour poursuivre leur discussion.
Haley avait démenti que la nouvelle administration américaine abandonnait totalement l’idée d’une solution à deux états dans le conflit israélo-palestinien.
« Nous soutenons absolument une solution à deux états, mais nous songeons aussi à des alternatives », avait déclaré Haley à l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée au Proche Orient, répétant même à trois reprises auprès des journalistes ce soutien américain.
Le Conseil de sécurité doit se réunir sur le processus de paix au Proche Orient le 24 mars.







