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Tsahal immobilise une flotte de drones après un crash à la frontière du Liban

L'armée de l'air a déclaré que le crash est dû à un dysfonctionnement, sans donner plus de détails ; l'avion a été récupéré par les forces navales

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Illustration : Un Heron 1 volant au large des côtes israéliennes au début du mois d'août 2022. (Crédit : Armée israélienne)
Illustration : Un Heron 1 volant au large des côtes israéliennes au début du mois d'août 2022. (Crédit : Armée israélienne)

Un drone de l’armée de l’air israélienne s’est écrasé en mer le long de la frontière maritime d’Israël avec le Liban jeudi, avant d’être récupéré par la marine, a indiqué l’armée vendredi.

Selon Tsahal, le crash est dû à un dysfonctionnement. Aucun autre détail sur la cause n’a été publié.

L’armée israélienne a déclaré que l’ensemble de la flotte du drone en question, qu’elle n’a pas identifié, serait cloué au sol dans le cadre d’une enquête sur le crash.

Le Liban et Israël sont techniquement en état de guerre et la frontière fortement gardée est couramment pénétrée par des drones des deux côtés.

Récemment, les tensions sont montées d’un cran entre les deux pays dans le cadre de pourparlers menés sous l’égide des États-Unis concernant un différend frontalier maritime.

Une société cotée à Londres, autorisée par Israël à extraire du gaz d’un champ offshore en partie revendiqué par le Liban, a annoncé jeudi qu’elle commencerait à produire du gaz dans quelques semaines.

Un système anti-missile maritime du Dôme de fer sur un navire de guerre, montant la garde près de la plateforme d’Energean travaillant au champ de gaz de Karish, des images publiées par l’armée le 2 juillet 2022. (Crédit : Armée israélienne)

Le groupe terroriste du Hezbollah, soutenu par l’Iran, a menacé les installations d’extraction de gaz au cours des pourparlers, ce qui a incité l’armée israélienne à renforcer ses défenses et ses activités dans la région.

En juillet, le Hezbollah a lancé quatre drones non-armés vers Karish, qui ont été abattus par Tsahal.

En 2015, un drone Elbit Hermes 450 de Tsahal s’est écrasé en mer au large des côtes libanaises, avant d’être saisi par l’armée libanaise.

Dossier : Sur cette photo publiée par le site officiel de l’armée libanaise, des soldats libanais retirent un drone israélien qui, selon eux, s’est écrasé dans le port de Tripoli, dans le nord du Liban, le 11 juillet 2015. (Crédit : Armée libanaise via AP)

D’autres modèles plus petits, disponibles dans le commerce et utilisés pour de simples missions de reconnaissance, s’écrasent ou sont abattus au Liban – et dans la bande de Gaza – à une fréquence d’une fois tous les quelques mois.

Jusqu’à récemment, la censure militaire interdisait toute publication sur les drones armés israéliens. Pendant des années, l’armée n’a pas voulu confirmer qu’elle utilisait des drones armés, et les journalistes israéliens qui ont tenté d’en rendre compte se sont heurtés à la censure de l’armée.

Tsahal a déclaré que les drones représentent environ 80 % du total des heures de vol opérationnel de l’armée de l’air. Israël n’a pas révélé combien de drones d’attaque est en sa possession.

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