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Tsahal reconnaît utiliser des drones armés dans ses frappes aériennes

Le censeur militaire estime qu'il n'y a pas d'obstacle à la publication des capacités des drones d'attaque israéliens ; l'Hermes 450 a été utilisé lors de la dernière frappe à Gaza

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un drone de Tsahal atterrissant dans un aérodrome du plateau du Golan, le 20 janvier 2015 (Crédit : Jack Guez/AFP)
Un drone de Tsahal atterrissant dans un aérodrome du plateau du Golan, le 20 janvier 2015 (Crédit : Jack Guez/AFP)

Après près de deux décennies, la censure militaire a déclaré mercredi que les médias israéliens pouvaient enfin publier un secret de polichinelle : l’armée israélienne utilise des drones armés pour frapper ses cibles.

La décision est intervenue au lendemain d’une frappe de Tsahal en direction d’un poste du groupe terroriste du Hamas dans la bande de Gaza, en réponse à des tirs en direction d’une ville frontalière, à l’aide d’un drone armé Elbit Hermes 450.

« Il a été constaté que rien ne s’oppose à la publication de l’utilisation par Tsahal de drones de frappe dans le cadre de ses activités opérationnelles », a déclaré le censeur dans un bref communiqué, après avoir examiné la question.

Pendant des années, l’armée n’a pas voulu confirmer qu’elle utilisait des drones armés, et les journalistes israéliens qui ont tenté d’en rendre compte se sont heurtés à la censure de l’armée.

Israël a utilisé des drones armés pour frapper de nombreuses cibles au fil des ans, et selon les rapports, dès la guerre de 2006 au Liban et la guerre de 2008 dans la bande de Gaza.

Des images publiées par des médias étrangers ont montré l’Hermès 450 avec des nacelles attachées à ses ailes, utilisées pour lancer de petites munitions guidées.

Un drone israélien Hermes 450 vole au-dessus de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, le 29 mai 2018. (AFP/Jack Guez)

Les drones israéliens ont été utilisés dans plusieurs assassinats ciblés de responsables du Hamas dans la bande de Gaza, dont un chef de la branche militaire du groupe terroriste, Ahmed Jabari, en 2012.

Les drones ont également été utilisés dans une technique connue sous le nom de « frappe sur le toit », dans laquelle un missile inerte est tiré sur le toit d’un bâtiment pour avertir les résidents de partir avant que la structure ne soit détruite par des munitions armées.

La flotte de drones Hermes 450 du 161e escadron de l’IAF sur la base aérienne de Palmachim. (Crédit : Barak Shalev, Tomer Matzkin/Israeli Air Force)

La censure militaire n’a pas donné de détails sur ce qui l’a amenée à changer sa politique, se contentant de dire qu’elle avait procédé à un examen « approfondi et d’actualité » de la question.

Israël n’a pas révélé combien de drones d’attaque il possède. L’Hermes 450 est exploité par le 161e escadron de l’armée de l’air.

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