Tsahal : le drone armé capturé en Syrie près du Golan est iranien, pas israélien
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Tsahal : le drone armé capturé en Syrie près du Golan est iranien, pas israélien

Un porte-parole de l'armée israélienne a accusé le général iranien Qassem Soleimani d'être le propriétaire du drone

Cette photo publiée par l'agence de presse officielle syrienne SANA montre un drone qui, selon SANA, a été contrôlé et démonté par les autorités. Il aurait été piégé avec des armes à sous-munition à la pointe du lateau israélien du Golan, dans le sud de la Syrie, le 21 septembre 2019. (SANA via AP)
Cette photo publiée par l'agence de presse officielle syrienne SANA montre un drone qui, selon SANA, a été contrôlé et démonté par les autorités. Il aurait été piégé avec des armes à sous-munition à la pointe du lateau israélien du Golan, dans le sud de la Syrie, le 21 septembre 2019. (SANA via AP)

Samedi, l’armée israélienne a nié tout lien avec un drone capturé par la Syrie à proximité du plateau israélien du Golan, déclarant qu’il s’agissait d’un drone iranien.

« Aujourd’hui, nous avons vu les Syriens prouver que [le commandant de la Force Quds des Gardiens de la Révolution, le général Qassem] Soleimani fait ce qu’il veut en Syrie et qu’il ne dit clairement pas au régime Assad ce qu’il mijote », a déclaré Avichai Adraee, le porte-parole en langue arabe de Tsahal.

Tôt samedi, SANA, l’agence de presse de l’État syrien, a déclaré que les autorités ont capturé et démonté un drone chargé d’armes à sous-munitions, à proximité du plateau israélien du Golan.

SANA n’a pas donné de détails supplémentaires sur le drone, mais l’agence a publié plusieurs photos.

L’agence de presse a indiqué que les forces syriennes ont trouvé le drone et le matériel soi-disant conçus par Israël à Bariqa, un village près de la ville frontière désertée de Qouneitra.

Le commandant des forces Al-Qods des Gardiens de la Révolution islamique, Qassem Soleimani (Crédit : YouTube/BBC Newsnight)

Israël mène fréquemment des frappes aériennes et des attaques de missiles à l’intérieur de la Syrie déchirée par une guerre civile, mais confirme rarement ses actions militaires. Israël cible principalement les bases des forces iraniennes et du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah en Syrie.

Mais Adraee a dit qu’il ne s’agissait clairement « pas d’un drone de Tsahal », soulignant au passage qu’il avait été retrouvé dans la même zone où l’armée israélienne avait mené une attaque le mois dernier pour déjouer une attaque de drone préparée contre Israël.

Extrait d’une vidéo montrant une frappe israélienne contre les forces soutenues par l’Iran en Syrie, le 24 août 2019 (Capture d’écran : Twitter)

Dans ce cas précis, l’armée israélienne a déclaré que sa frappe visait des agents de la Force Quds mais aussi des milices chiites qui avaient prévu d’envoyer en Israël des drones d’attaque « kamikazes » armés d’explosifs.

Le Syrian Observatory for Human Rights, un groupe d’opposition basé à Londres qui surveille le conflit, a déclaré qu’on ne savait pas clairement si des soldats syriens ou des membres du Hezbollah avaient abattu le drone samedi. Le Hezbollah a des combattants dans plusieurs zones de Syrie où ils combattent aux côtés des forces du président syrien Bachar Assad.

L’incident est intervenu deux jours après qu’un autre drone a été détruit au-dessus d’Aqraba, en banlieue de Damas. Il s’agissait de la même banlieue où une frappe aérienne israélienne a tué deux agents du Hezbollah le mois dernier.

Personne n’a revendiqué les drones.

Jeudi, au Liban, une enquête du gouvernement a conclu que deux drones israéliens présumés étaient en mission d’attaque quand ils se sont écrasés dans la capitale en août. Un des drones était armé de 4,5 kilogrammes d’explosifs.

Le type de drone utilisé dans l’attaque de Beyrouth a conduit des spécialistes à émettre des doutes sérieux sur la provenance des drones, alors que certains analystes suggèrent qu’ils pourraient être iraniens.

Elias Bou Saab, le ministre libanais de la Défense, montre la boîte qui, selon lui, contenait des explosifs dans le drone capturé qui est tombé dans la banlieue sud de Beyrouth. Il intervient dans une conférence de presse au ministère de la Défense à Yarze, le 19 septembre 2019. (JOSEPH EID / AFP)

Des médias israéliens ont annoncé que les drones de Beyrouth avaient ciblé un bureau abritant un « mélangeur planétaire », une imposante machine industrielle qui est essentielle pour fabriquer des missiles guidés de précision. Le Hezbollah a nié produire de telles armes au Liban.

Israël a dit qu’il ne permettrait pas au groupe d’obtenir de missiles guidés de précision, puisqu’il s’agit d’une technologie pouvant changer la donne sécuritaire.

Israël considère l’Iran comme son plus grand ennemi, et le groupe terroriste libanais soutenu par l’Iran comme la menace militaire la plus immédiate. Le Hezbollah dispose d’une armée aguerrie qui combat aux côtés des forces d’Assad dans la guerre civile de Syrie.

Israël a reconnu avoir mené de nombreuses frappes aériennes en Syrie afin d’empêcher les transferts d’armes iraniennes vers le Hezbollah. Mais en août, Israël aurait élargi ses activités et frappé des cibles iraniennes et du Hezbollah en Irak et aussi au Liban.

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