Un activiste d’extrême-droite mis en examen pour tentative d’attaque anti-arabes
Rechercher

Un activiste d’extrême-droite mis en examen pour tentative d’attaque anti-arabes

Le suspect serait arrivé à Abu Gosh muni d'un couteau, d'essence, d'un briquet, d'une bombe de peinture, de gaz poivré et de gants, avant d'être repéré et arrêté par la police

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

A titre d'illustration : Des résidents juifs des implantations lancent des pierres près du village d'Hawara, en Cisjordanie, après l'assassinat de cinq personnes dans l'implantation juive voisine d'Itamar, le samedi 12 mars 2011. (AP Photo/Nasser Ishtayeh)
A titre d'illustration : Des résidents juifs des implantations lancent des pierres près du village d'Hawara, en Cisjordanie, après l'assassinat de cinq personnes dans l'implantation juive voisine d'Itamar, le samedi 12 mars 2011. (AP Photo/Nasser Ishtayeh)

Le bureau du procureur de Jérusalem a déposé dimanche la mise en examen d’un activiste juif d’extrême-droite, l’accusant d’avoir tenté de perpétrer une attaque haineuse dans une ville arabe israélienne.

Tard dans la nuit du 4 janvier, Dor Oved serait monté à bord d’un bus depuis sa ville natale de Mevasseret Zion, au nord-ouest de Jérusalem, pour se rendre dans le village voisin d’Abu Gosh, selon l’acte d’accusation. Le suspect transportait un sac avec un couteau, de l’essence, un briquet, une bombe de peinture, du gaz poivré et des gants, selon le même document, précisant qu’Oved avait prévu « d’endommager les biens des résidents [d’Abu Gosh] pour des motifs idéologiques racistes d’hostilité envers le public arabe ».

Une voiture de police qui patrouillait dans la région a repéré Oved, qui a éveillé leurs soupçons alors qu’il tentait de se débarrasser du couteau en sa possession. Il a été arrêté sur les lieux et emmené pour être interrogé, ce qui l’a empêché de rencontrer un avocat pendant une semaine – une tactique parfois employée par la police lorsqu’elle examine ce qu’elle considère comme des affaires de sécurité urgentes.

Oved a été accusé de tentative de vandalisme à caractère racial, de possession illégale d’un couteau et d’obstruction à l’enquête à son encontre. Le bureau du procureur de Jérusalem a demandé à ce que le suspect reste derrière les barreaux jusqu’à la fin de la procédure engagée contre lui.

פורסם על ידי ‏דור עובד‏ ב- יום ראשון, 27 במאי 2018

L’organisation d’aide juridique Honenu représentant Oved a déclaré que les enquêteurs du Shin Bet avaient fait un usage excessif de la force lors de l’interrogatoire.

Oved, 28 ans, a été reconnu coupable en 2018 d’incitation à la violence pour des messages qu’il avait envoyés à un groupe de militants, les exhortant à blesser les forces de sécurité chargées de l’évacuation de l’avant-poste d’Amona en 2017.

Son avocat, Avichai Hajbee, estime que l’acte d’accusation « démontre sans équivoque la violation des droits de mon client par le Shin Bet » et a fustigé le service de sécurité pour ses tactiques d’interrogatoire contre les « Jeunes des collines » – des militants israéliens d’extrême-droite qui vivent et construisent des avant-postes dans toute la Cisjordanie et mènent parfois des attaques dites du « Prix à payer » contre les Palestiniens et leurs biens.

La semaine dernière, le tribunal de Petah Tikva a libéré trois suspects israéliens d’extrême-droite dans une affaire similaire liée à des questions de sécurité et les a placés en résidence surveillée. Cette décision est intervenue plusieurs jours après que le juge Ophir Katavi-Rivlin a critiqué la conduite du Shin Bet pour les tactiques utilisées pour questionner deux des suspects dans cette affaire de terrorisme juif, notamment la privation de sommeil et les interrogatoires nocturnes.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...