Un Allemand arrêté pour avoir jeté des pierres à des soldats en Cisjordanie
Rechercher

Un Allemand arrêté pour avoir jeté des pierres à des soldats en Cisjordanie

Les autorités ont expliqué que le jeune homme de 24 ans avait reconnu les faits. Elles cherchent dorénavant à le faire expulser

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Des manifestants palestiniens jettent des pierres sur des soldats israéliens à Hébron, en Cisjordanie, le 27 avril 2017. Illustration. (Crédit : Hazem Bader/AFP)
Des manifestants palestiniens jettent des pierres sur des soldats israéliens à Hébron, en Cisjordanie, le 27 avril 2017. Illustration. (Crédit : Hazem Bader/AFP)

Un ressortissant allemand a été arrêté après avoir jeté des pierres aux soldats israéliens au cours d’une manifestation hebdomadaire dans la ville de Bilin, en Cisjordanie, a fait savoir dimanche la police israélienne.

Ce touriste âgé de 24 ans a été interrogé suite à son arrestation, vendredi, et a reconnu les faits, selon les autorités.

Samedi soir, il a été présenté devant la cour des magistrats de Jérusalem où sa détention a été prolongée jusqu’à lundi.

« L’enquête est en cours et des démarches ont été effectuées pour l’expulser d’Israël », a conclu le communiqué des forces de l’ordre.

Un responsable de l’ambassade allemande de Tel Aviv a indiqué s’occuper du dossier mais a refusé de faire davantage de commentaires.

Depuis 2005, le village de Bilin est devenu un symbole de la résistance palestinienne à la barrière de sécurité israélienne, qui a été établie pour déjouer les vagues de kamikazes à la bombe palestiniens en les empêchant d’entrer en Israël depuis la Cisjordanie au cours de la Seconde intifada.

Des manifestations hebdomadaires sur le site entraînent régulièrement des affrontements entre les protestataires et les soldats israéliens.

La barrière a séparé des villages de la zone d’une grande partie de leurs terres agricoles. Les Palestiniens affirment qu’elle a été érigée pour des raisons politiques tandis qu’Israël fait état de préoccupations sécuritaires.

Un jugement de la Haute-cour en 2007 avait obligé le gouvernement de l’Etat juif à changer une partie du parcours tracé et suivi par la barrière, permettant de rendre certaines terres agricoles au côté palestinien de la clôture.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...