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Un ancien ministre condamné suite à accord de peine dans « l’affaire des sous-marins »

Eliezer Zandberg a été reconnu coupable d'abus de confiance et de corruption ; le tribunal devrait demander sept mois de prison et une amende de 50 000 shekels

Le ministre des Sciences et de la Technologie Eliezer (Modi) Zandberg le 21 juillet 2004. (Crédit : Flash90)
Le ministre des Sciences et de la Technologie Eliezer (Modi) Zandberg le 21 juillet 2004. (Crédit : Flash90)

Dans le cadre d’un accord de peine, Eliezer (Modi) Zandberg, ancien ministre du gouvernement et chef du Keren Hayessod, a été reconnu coupable d’abus de confiance par le tribunal de district de Tel Aviv concernant ce qui est connu sous le nom de « l’affaire des sous-marin ».

La condamnation de Zandberg par le tribunal du district de Tel-Aviv pour « L’affaire des sous-marins », également connue sous le nom de « cas 3000 », est la première dans l’affaire qui porte sur des allégations de corruption concernant d’importants contrats de défense avec le conglomérat industriel et de construction navale allemand Thyssenkrupp pour l’acquisition de plusieurs navires de guerre.

Zandberg a été reconnu coupable d’avoir organisé et participé à trois réunions entre un agent de Thyssenkrupp, Miki Ganor, et le chef de cabinet du Premier ministre de l’époque, Eyal Haimovsky, lorsqu’il était président du Keren Hayessod, une organisation officielle de collecte de fonds pour l’État d’Israël, entre 2010 et 2018.

Initialement accusé d’avoir accepté des pots de vin, de blanchiment d’argent, de fraude, d’abus de confiance et de délits fiscaux, l’acte d’accusation a ensuite été modifié conformément à l’accord de peine et il n’a été condamné que pour le délit moins grave d’abus de confiance.

Zandberg a également plaidé coupable d’avoir transmis à Ganor des informations qu’il avait reçues d’employés de l’État pour faire avancer l’affaire Thyssenkrup, après avoir reçu 103 000 shekels de Ganor entre 2012 et 2016.

Selon la sentence, il y avait là un conflit d’intérêts pour Zandberg, compte tenu de sa position. « Zandberg a agi alors qu’il se trouvait en conflit d’intérêts entre, d’une part, ses contacts d’affaires permanents avec Ganor, sa réception d’argent de la part de Ganor et sa conscience des intérêts économiques substantiels que Ganor avait à faire avancer le marché des navires de guerre de Thyssenkrupp et, d’autre part, sa position de président du Keren Hayessod dont il était censé défendre les seuls intérêts », indique le verdict.

« Zandberg a causé un préjudice substantiel à la conduite éthique, à la confiance de la population et à l’intégrité du comportement d’un fonctionnaire », a-t-il ajouté.

Selon les termes de l’accord de peine, le tribunal se verra demander d’imposer au coupable une peine de sept mois de prison et une amende de 50 000 shekels.

D’anciens généraux de Tsahal participent à une manifestation demandant une commission d’enquête sur l’affaire dite des sous-marins, devant le domicile du Premier ministre suppléant de l’époque, Yair Lapid, à Tel Aviv, le 7 janvier 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

L’enquête sur l’affaire des sous-marins a débuté en 2017 et a été menée par la National Unit for Economic Crime du département de police des crimes graves Lahav 433.

Plusieurs proches collaborateurs de Netanyahu ont été impliqués dans le scandale, ainsi que des responsables militaires de haut rang, mais pas l’ancien Premier ministre lui-même qui bien qu’ayant fait l’objet d’une enquête concernant son propre rôle, il n’a jamais été officiellement désigné comme suspect dans cette affaire.

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