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Un Arabe israélien abattu dans un meurtre de vengeance présumé

Fadi Grifat a été transporté à l'hôpital où il a succombé à ses blessures

Fadi Grifat (Crédit : autorisation)
Fadi Grifat (Crédit : autorisation)

Un jeune Arabe israélien a été grièvement blessé par balle dans la ville de Zarzir, dans le nord du pays, lundi. Les médecins ont transporté Fadi Grifat à l’hôpital où il a été déclaré mort peu après.

La police soupçonne qu’il s’agit d’une vengeance entre bandes rivales, a rapporté le site d’information Ynet.

Selon plusieurs sources, l’âge de Fadi Grifat se situerait entre 19 et 26 ans. La police a déclaré que des enquêteurs étaient arrivés sur les lieux et recueillaient des preuves.

Grifat a été abattu lundi après-midi dans sa voiture dans sa ville natale et a été transporté d’urgence à l’hôpital HaEmek d’Afula, où les médecins ont dû constater sa mort.

Grifat était le 72e Arabe israélien tué dans des homicides apparemment criminels rien que cette année, selon l’organisation à but non lucratif Abraham Initiatives. Depuis, un autre homme, le 73e, a également été tué. Les villes et villages arabes ont connu une recrudescence de la violence ces dernières années, le crime organisé étant considéré comme le principal moteur. Quinze autres Palestiniens ont été tués au sein du territoire israélien sur l’année.

Un habitant de Zarzir s’exprimant sous couvert d’anonymat a déclaré à Ynet que la violence dans la ville ne cessait pas. « Il y a seulement un mois et demi environ, une femme du village a été assassinée, un autre jeune homme a été assassiné aujourd’hui, et nous ne savons pas qui sera assassiné demain. »

Des policiers sur la scène d’un meurtre présumé à Akko, le 15 septembre 2021. (Crédit : Police israélienne)

Le résident a affirmé qu’il ne connaissait pas la raison pour laquelle Grifat avait été visé.

« Tout le monde ici est en danger de mort et les criminels sont capables d’assassiner même ceux qui sont innocents », a ajouté le résident.

Des parents de la victime ont déclaré à Ynet qu’ils ne pensaient pas que Grifat s’était trouvé en danger.

« De nos jours, les gens sont tués pour rien. J’espère que la police arrêtera les suspects afin qu’ils reçoivent la punition appropriée et qu’ils ne soient pas autorisés à se promener librement comme tous les autres tueurs », a expliqué un proche.

La semaine dernière, deux hommes ont été abattus dans des homicides apparents au sein de la communauté arabe dans le nord d’Israël.

Dans la ville d’Akko, Khaled az-Zawi, 38 ans, a été grièvement blessé par balle par un inconnu, selon la police. Les médecins l’ont emmené à l’hôpital Galilée à Nahariyya, où il a été déclaré mort peu de temps après.

Le conseiller aux Affaires arabes du ministère de l’Éducation et membre de Tikva Hadasha, Sahar Ismail, 50 ans, abattu dans son habitation de Rameh, le 15 août 2021. (Autorisation)

La fusillade a eu lieu dans un café de la vieille ville d’Akko, selon les médias. Az-Zawi était père de trois enfants.

Plus tard le même jour, dans la ville de Jisr az-Zarqa, Ahmad Amash, 42 ans, a été abattu par un agresseur inconnu. Amash a été emmené au centre médical Hillel Yaffe de Hadera, où son décès a été constaté par le personnel médical.

La police a déclaré avoir ouvert une enquête sur les deux incidents.

Le nombre d’Arabes israéliens tués en 2021 est en passe d’éclipser le total de l’année dernière.

En 2020, 96 Arabes israéliens ont été tués dans des violences, ce qui constitue de loin le bilan annuel le plus élevé de mémoire récente.

Les Arabes israéliens accusent la police, qui, selon eux, n’a pas réussi à sévir contre les puissantes organisations criminelles et ignore largement la violence – des querelles familiales, des guerres de territoire mafieuses et des violences contre les femmes. Selon un rapport de la Knesset de 2020, quelque 400 000 armes illégales circulent en Israël, la grande majorité dans les communautés arabes.

En juillet, le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré que la violence et la criminalité dans les communautés arabes israéliennes étaient une « calamité nationale », alors qu’il rencontrait de hauts responsables du gouvernement et de la police pour formuler un plan national visant à endiguer ce fléau.

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