Un Arabe israélien tué par balle en marge d’une manifestation contre le crime
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Un Arabe israélien tué par balle en marge d’une manifestation contre le crime

Muhammed Nasser Aghbariah, 21 ans, d'Umm al-Fahm, revenait d'un rassemblement contre la violence ; il est le 4e membre de sa famille assassiné en 18 mois ; des heurts ont éclaté

Des résidents d'Umm al-Fahm prient au bord de la Route 65 pour protester contre la fusillade qui a entraîné la mort de Muhammed Nasser Aghbariah dans la ville arabe israélienne, au nord d'Israël,  le 22 janvier 2021.
Des résidents d'Umm al-Fahm prient au bord de la Route 65 pour protester contre la fusillade qui a entraîné la mort de Muhammed Nasser Aghbariah dans la ville arabe israélienne, au nord d'Israël, le 22 janvier 2021.

Un Arabe israélien a été tué par balle, dimanche, dans la ville d’Umm al-Fahm, au nord du pays, alors qu’il revenait d’une manifestation contre la violence au sein de la communauté, un mouvement de protestation qui dénonçait également l’inaction gouvernementale à l’égard de ces violences.

Muhammed Nasser Aghbariah, 21 ans, est le quatrième membre de sa famille à avoir été assassiné au cours des 18 derniers mois. Ses autres proches étaient morts dans le cadre de rivalités entre familles, selon la chaîne publique Kan.

Les suspects, dans cette fusillade, ont fui les lieux et la police les recherche actuellement.

Environ une centaine de résidents d’Umm al-Fahm ont protesté contre la fusillade et brièvement bloqué la Route 65, faisant des prières. La police a indiqué que des pierres et un cocktail Molotov avaient été jetés en direction des agents qui ont utilisé, pour leur part, des moyens de dispersion de foule. Les protestataires ont aussi brûlé des pneus.

Quatre manifestants ont été arrêtés. Il n’y aurait pas eu de blessés.

Le maire d’Umm al-Fahm, Samir Sobhi Mahameed, a menacé de démissionner dans un mois si un plan n’était pas présenté pour prendre en charge la question du crime dans les communautés arabes israéliennes d’ici-là.

« Cela fait suffisamment longtemps que je suis le souffre-douleur d’Israël », a-t-il déclaré devant les caméras de Kan.

Le chef du conseil local d’Araara, Mudar Younes, qui préside également une commission de maires arabes, a émis une menace similaire et d’autres encore pourraient leur emboîter le pas, a expliqué le site d’information Ynet.

« S’il n’y a pas de solutions, je vais aussi démissionner. Nous rompons le silence et nous appelons tous les dirigeants des conseils à se joindre à nous », aurait ainsi dit le maire de Qalansawe, Abdulbast Salameh.

Mettre un terme à la propagation de la violence et du crime organisé est une priorité majeure pour les Arabes israéliens. En 2020, 96 Arabes israéliens ont connu une mort violente, ce qui est, de loin, le chiffre annuel le plus élevé de mémoire récente.

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